Tilly-Sabco : les salariés investissent la Prefecture de Morlaix

Lundi 4 novembre 2013, par lohann // Tilly-Sabco

Un comité d’entreprise extraordinaire a été convoqué ce matin, au siège de l’entreprise Tilly-Sabco, à Guerlesquin (29). Une assemblée générale des salariés s’est déroulée dans la foulée menant à une action contre la sous-préfecture de Morlaix (29).

Un comité d’entreprise extraordinaire a été convoqué ce matin, au siège de l’entreprise Tilly-Sabco, à Guerlesquin (29). L’annonce de l’arrêt de la production de poulets à l’export en janvier prochain était au coeur des discussions.

Environ 150 salariés de Tilly-Sabco étaient présents devant l’abattoir de Guerlesquin, qu’ils avaient symboliquement bloqué avec deux camions. La journée était chômée de toute façon. Ils se sont réunis en assemblée générale à l’issue de ce comité d’entreprise puis ont décidé d’envahir la sous-préfecture de Morlaix (29) .

Un manifestant, coiffé d’un bonnet rouge, s’est mis aux commandes d’un tractopelle, garé devant la sous-préfecture, et a défoncé le portail en métal, permettant aux manifestants- 150 à 200 personnes selon la police - de pénétrer dans la cour.

Peu après, les forces de l’ordre ont pris position dans le jardin et un feu a été allumé par les manifestants dans la cour, selon le correspondant de l’AFP.

Cette action a été menée alors que devait se tenir une réunion entre le sous-préfet et le PDG de l’entreprise, Daniel Sauvaget. Ce dernier est intervenu pour calmer les esprits et éviter que les salariés ne s’engouffrent dans le bâtiment.

Le volailler ne s’en sort plus depuis l’arrêt des subventions européennes à l’export. Sans ces restitutions, la direction se dit obligée de stopper sa production de poulets congelés à partir du 4 janvier. Une décision qui condamne le 335 salariés de l’usine, très remontés lorsqu’ils ont appris la nouvelle vendredi dernier, la veille de la manifestation pour l’emploi. Ils étaient d’ailleurs dans le cortège à Quimper.

Le PDG de Tilly-Sabco, Daniel Sauvaget est venu à la sous-préfecture réclamer "que le gouvernement exige et obtienne de l’Europe une aide qui compense les restitutions", faute de quoi il sera impossible pour l’entreprise, selon lui, de concurrencer le Brésil à l’export.

Sans illusions, ils attendent surtout des explications de la direction sur cette décision.

Le 4 Novembre 2013 - France 3 Bretagne

Répondre à cet article