A Lanester, les salariés de ThyssenKrupp se mettent en grève

Mercredi 30 octobre 2013, par lohann // Thyssenkrupp

« C’est toujours la même chose : le fric, les bénéfices... », soupire un salarié devant l’agence locale de ThyssenKrupp (ascensoriste, 2 600 emplois en France). Comme ses collègues du site lanestérien (ils sont 27), il a choisi de débrayer, au moment où se tient à Angers, siège social du groupe, un comité central d’entreprise. Les salariés lanestériens devaient être rejoints mardi, dans la journée, par leurs collègues de Vannes (ThyssenKrupp y possède un bureau) et Quimper.

Début octobre, la direction de la société a annoncé 153 suppressions de postes (289, selon la CGT), dans le cadre d’un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Cette restructuration concerne la cinquantaine d’agence de maintenance et de montage que compte le groupe en France. A Lanester, les salariés redoutent de fait de subir les conséquences de cette nouvelle organisation. Départs volontaires ? Licenciements ? Fermeture d’agence ? Faute d’informations précises, les rumeurs courent d’un site à l’autre.
Une suppression de poste

« C’est la première fois qu’un plan social est décidé au sein de ThyssenKrupp, commentent Hervé Le Pavic et Philippe Jouan, délégués du personnel. Tous les salariés sont en grève aujourd’hui ; ce n’est pas dans la culture de l’entreprise ». Selon nos informations, une suppression de poste interviendrait à Lanester, ainsi que deux modifications de postes et cinq réaffectations. Pour l’heure, la direction de ThyssenKrupp se refuse à confirmer ou infirmer ces éléments. « On fera le tour des agences, indique-t-elle. Ce que l’on peut dire pour l’instant, c’est que l’impact pour le site de Lanester est extrêmement limité ».

Pour justifier ce PSE, la direction de ThyssenKrupp, qui souhaite « privilégier les départs volontaires », parle d’« un environnement économique dégradé ». Dans un communiqué de presse diffusé hier soir, elle évoque les reclassements internes et les mesures d’accompagnement des salariés déjà proposés. Selon la CGT, « ThyssenKrupp dégage de substantiels bénéfices, et ces 289 suppressions de postes peuvent être qualifiées de licenciements boursiers ».

Ce mercredi 30 octobre se tient un comité d’entreprise, à Angers. Les salariés de Lanester ont prévu de se rendre ce matin dans le Maine-et-Loire.

Le 30 Octobre 2013 - Ouest france

Voir aussi :

Cesson-Sévigné. Les salariés mobilisés chez Thyssen Krupp ascenseurs

Les personnels de ThyssenKrupp se mettent en grève à La Farlède

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