La Redoute : environ 500 salariés manifestent à Roubaix pour des garanties sur l’emploi

Mardi 22 octobre 2013, par lohann // La Redoute

De 450 à 550 salariés de La Redoute ont manifesté mardi jusqu’au siège social de l’entreprise à Roubaix (Nord) pour demander des garanties sur l’emploi au groupe Kering (ex-PPR) qui compte s’en séparer prochainement.

Les manifestants, 450 selon la préfecture du Nord et "450 à 550" selon les syndicats, sont partis du site industriel de la Martinoire à Wattrelos pour rejoindre le siège social à Roubaix, où ils ont tenu une assemblée générale.

Les salariés de la société de vente à distance ont interpellé sur leurs banderoles le PDG de Kering, François-Henri Pinault : "Pinault, nos salaires c’est pas du luxe", "Patron responsable = garanties sur la table", "Pinault veut revendre La Redoute, il nous faut des garanties", pouvait-on notamment y lire, a constaté un journaliste de l’AFP.

La Redoute cédée pour l’euro symbolique

Selon les syndicats, Kering a confirmé le 11 octobre dernier "que La Redoute serait cédée pour l’euro symbolique après recapitalisation de plusieurs centaines de millions d’euros par Kering", sans préciser la date de la cession ni le nom du repreneur. "Le souci n’est pas le repreneur, mais que Kering, lors de la cession, accepte de nous donner des garanties de salaire sur la durée la plus longue possible", a déclaré à l’AFP Fabrice Peeters, délégué syndical CGT.

En injectant des capitaux dans La Redoute avant de revendre l’entreprise, "Kering est en mesure de demander (au repreneur) des garanties pour que ces financements soient bien utilisés, des garanties dans le temps, sur les rémunérations, et pour que les salariés ne subissent pas un autre plan social dans les années qui suivent", a estimé Jean-Claude Blanquart (CFDT).

Un repreneur d’ici la fin de l’année

Le groupe Kering devrait annoncer le nom d’un repreneur d’ici la fin de l’année, selon les syndicats. "On pense qu’il y aura de la casse sociale", a poursuivi M. Peeters. "On demande qu’il n’y ait pas de licenciement subi, on demande des garanties aussi bien pour ceux qui pourraient quitter l’entreprise que pour ceux qui vont rester". "Le processus de cession suit son cours, Kering discute avec plusieurs acquéreurs potentiels", a déclaré un porte-parole du groupe à l’AFP.

"Kering est dans une posture de responsabilité, d’assumer notre responsabilité d’actionnaire pour l’avenir de La Redoute, et d’autre part de dialogue et de volonté de discuter avec les partenaires sociaux de façon transparente et constructive", a-t-il ajouté.

La Redoute emploie actuellement quelque 2.500 personnes réparties sur ses sites de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos. L’entreprise est le dernier vestige du pôle distribution de Kering, qui s’est recentré sur le luxe et le sport/lifestyle, des pôles tirés respectivement par Gucci et Puma.

Le 22 Octobre 2013 - France 3

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