Menaces sur les sites vendéens de Fagor

Jeudi 17 octobre 2013, par lohann // SITL/Fagor Brandt

« La seule chose que l’on sait, c’est que la situation n’est pas bonne. » A La Roche-sur-Yon, les salariés de Fagor ont pris un nouveau coup sur la tête. Mecredi 16 octobre, le groupe d’électroménager espagnol est entré en cessation de paiement. La mesure doit lui permettre d’obtenir un échelonnement de sa dette, évaluée à 800 millions d’euros, et d’échapper à la faillite. Un maigre répit.

Chômage partiel

Car la presse espagnole annonçait, mercredi, que le sauvetage de Fagor passera par des « décisions de taille » et d’« inévitables ajustements de personnels ». En Vendée, les deux usines tournent déjà au ralenti. Depuis la semaine dernière, les fournisseurs, qui n’ont pas été payés, ne livrent plus. 200 des 340 salariés de La Roche-sur-Yon sont en chômage partiel. Des mesures qui devraient toucher le site voisin d’Aizenay (130 salariés), lundi prochain.

Fagor, dont les ventes ont chuté de 37 % depuis 2007, a un besoin urgent de 120 millions d’euros. Le conglomérat de coopératives auquel appartient l’entreprise a refusé un nouvel effort, après avoir déjà injecté 70 millions d’euros en mai dernier. Il dispose désormais de trois mois pour négocier un plan de financement auprès des banques et des institutions et surmonter la crise.

Mercredo, les salariés vendéens étaient suspendus aux informations provenant d’Espagne. Un air de déjà vu pour cette entreprise, qui a compté jusqu’à 2000 salariés dans les années 80, avant de passer dans le giron de Thomson et de Moulinex. Ils attendent désormais le prochain comité central d’entreprise, programmé jeudi prochain, le 24 octobre. « L’ordre du jour a changé et ne parle plus d’un éventuel plan de sauvegarde de l’emploi, explique Philippe Bréger, de la CGT. La dégradation de la situation en Espagne rend l’avenir encore plus incertain. »

Le 17 Octobre 2013 - Ouest France

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