Total supprime 210 emplois en Moselle

Mercredi 4 septembre 2013, par lohann // Total

Total a annoncé mercredi la fermeture du vapocraqueur, la principale installation du site pétrochimique de Carling, en Moselle, et la suppression de 210 postes sur les 554 du site. Cette restructuration prévue « au cours du deuxième semestre 2015 » sera réalisée sans licenciements, a précisé la direction du géant pétrolier français.

« Cette annonce de fermeture », faite lors d’un comité central d’entreprise (CCE), « n’est pas une grande surprise, mais l’ampleur des suppressions de postes est beaucoup trop importante », a dit à l’AFP Khalid Benhammou, coordinateur groupe CFE-CGC chez Total. « Il faut savoir que dans la pétrochimie, un poste industriel équivaut au moins à deux postes indirects, ce qui fait au moins 400 emplois indirects qui se rajoutent aux 210 suppressions à Carling, a-t-il expliqué. Plus de 600 suppressions de postes dans ce bassin d’emploi, c’est une hémorragie dont la région n’avait pas besoin ».

« C’est d’autant plus une catastrophe pour la région, que cela peut faire une réaction en chaîne avec les emplois dans le commerce et les services », a déclaré de son côté Eric Sellini, coordinateur groupe CGT. De son côté, la Fédération CFDT chimie énergie « condamne » dans un communiqué la suppression des 210 emplois et dénonce « le manque d’anticipation et d’investissements de la part de la direction du groupe Total » qui « a conduit ce site à se dégrader plus rapidement dans un contexte économique difficile ».

Dans un commununiqué, le groupe justifie sa décision par la situation « lourdement déficitaire » du vapocraqueur - système servant à transformer des molécules de gaz ou de naphta pétrolier pour fabriquer des produits pétrochimiques de base. Total dit cependant prévoir 160 millions d’euros d’investissements sur le site pour développer de nouvelles activités et faire de Carling un « centre européen » pour les résines d’hydrocarbures et les polymères. Sur les 344 emplois conservés à Carling, 110 seraient directement reliés à ces nouvelles activités.

Le 4 Septembre 2013 - Libération

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