1800 emplois menacés chez le chimiste Kem One

Mercredi 3 avril 2013, par lohann // Kem One

L’ex-filiale d’Arkema présente ce mardi matin une demande de cessation de paiement.

Kem One, ex-filiale du chimiste français Arkema, est au bord du gouffre. Le groupe spécialisé dans les vinyles, repris en 2012 par le financier américain Gary Klesch, présentera mardi matin une demande de cessation de paiement, ouvrant la voie à une procédure de redressement judiciaire, au tribunal de commerce de Lyon.

Les dirigeants du groupe Kem One, qui emploie 1800 salariés dans une dizaine de sites des régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont annoncé la mesure lundi lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire.

Selon le délégué syndical CGT Didier Chaix, le redressement judiciaire concerne 1300 salariés des cinq usines françaises du groupe, à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Lavéra (Bouches-du-Rhône), Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), Saint-Fons (Rhône) et Balan (Ain).

Plusieurs causes à cette détérioration de la situation de l’entreprise. Les charges seraient plus importantes que prévu. Kem One souffrirait aussi d’un contexte économique dégradé et d’un manque de matières premières à la suite d’un incident sur le site de son fournisseur Total, à Lavéra.

Dans la journée, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s’est dit « extrêmement préoccupé par le dossier Kem One, qui donne des signes de fragilité extrême ». Et d’ajouter : « Nous avons appelé l’actionnaire repreneur, Gary Klesch, à prendre ses responsabilités et assurer les engagements qu’il avait lui-même pris. »

Début mars, Gary Klesch a décidé d’attaquer Arkema devant un tribunal arbitral pour « fausses informations » lors de la cession de sa division en lui réclamant 310 millions d’euros de dommages et intérêts. Une attaque vivement contestée par Arkema qui assure que rien n’avait été caché sur la situation financière de cette division, cédée alors qu’elle était en pertes depuis plusieurs années.

Le 3 Avril 2013 - Le Figaro

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