Citroën Aulnay : une douzaine de nouvelles procédures de licenciement font monter la tension

Mercredi 3 avril 2013, par thomas // PSA

Ce mardi 2 avril la tension était de nouveau montée parmi les 200 grévistes présents à la boîte.



La direction prévoit de faire voter le PSE élaborée par elle le 19 avril. Elle a besoin pour cela de l’avis des CHSCT donné au moins 15 jours avant le vote. Ce matin elle a donc convoqué les 3 CHSCT des ateliers Ferrage, Montage, Peinture. Les grévistes ne l’entendant pas de cette oreille se sont rendus à ces 3 réunions qui n’ont pu se tenir.



Une heure après les sanctions tombaient, apportées directement par les huissiers en permanence dans l’usine : une douzaine de nouvelles procédures de licenciements dont 3 délégués.



Les réunions sont à nouveau prévues pour demain matin, mais cette fois au siège de PSA et pas à Aulnay. Un vague chantage a été fait aux grévistes : les procédures de licenciement seraient annulées si les CHSCT de demain ne sont pas perturbés.



Par ailleurs la négociation PSA-gouvernement-syndicats doit reprendre demain après-midi. Peugeot a déjà dit qu’il n’entendait négocier que sur les sanctions et pas sur le PSE. Les nouveaux licenciements ne sont-ils qu’une manière de préparer ces négociations en amenant les grévistes à se concentrer sur l’unique sujet que veut imposer la direction (sujet de la plus haute importance pour les grévistes qui comptent maintenant 22 licenciés ou futurs licenciés dans leurs rangs) ? Ou, plus grave, est-ce une nouvelle provocation pour créer délibérément l’incident irréparable dans l’usine, qu’elle aurait déjà sacrifiée ? Rappelons qu’elle prévoit de relancer la production dans 5 jours lundi prochain 8 avril… du moins c’est ce qu’elle a annoncé (une équipe sur deux au boulot, l’autre en chômage technique).



Aulnay-sous-bois le mardi 2 avril 2013


Le collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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