PSA-Aulnay : Les hauts et les bas de la semaine écoulée

Samedi 30 mars 2013, par cclpv // PSA

Cette semaine, la grève qui est entrée mercredi dans sa onzième semaine, mais surtout le moral des grévistes auront connu des hauts et des bas.

Mardi 26 mars : le TGI de Versailles renvoie l’assignation de la direction par la Fédé des Métaux CGT au nom de tous les syndicats CGT PSA pour « insuffisance du PSE » au 8 avril.
Déception des 150 à 200 présents, embrouilles entre les syndicats et leurs avocats, une manif improvisée se heurte à la police, quelques blessés.

Mercredi 27 : au contraire les 120 Citroën qui sont allés au Ministère du Travail pour demander la réouverture de négociations tripartites n’ont aucun problème avec la police. Ils obtiennent même la promesse de l’ouverture de ces négociations dès vendredi.

Jeudi 28 : la police met fin rapidement à l’occupation du Medef et finalement embarque d’une façon parfois musclée la centaine de grévistes « pour vérification d’identité ». Ils seront relâchés quelques heures plus tard.

Vendredi 29 : le soutien financier récolté nationalement permet de donner à chaque gréviste complet quelque 1200-1300 €. Pour les ouvriers de la chaîne, cela représente pas loin du salaire mensuel. Un point incontestable marqué par la grève et qui souligne son impact dans le pays et dans bien des boîtes.

Autre point marqué aux yeux des grévistes : la réouverture des négociations vendredi après-midi. Certes le représentant de la direction refuse tout net de discuter du PSE pour lui déjà signé par les syndicats majoritaires, SIA en tête (absents d’ailleurs de ces négociations). Seule la question de l’abandon des sanctions, mais extrêmement importante pour les grévistes, reste sur la table. Après quelques heures, la poursuite de ces discussions est remise à mercredi 3 avril.

Aujourd’hui : le moral n’est donc pas au plus bas. Il y a l’espoir de faire revenir PSA et le gouvernement sur les sanctions. On sait que 10 sont menacés de licenciements dont 2 (sans protection syndicale) sont déjà effectivement licenciés.

D’un autre côté, cette semaine, le nombre de grévistes est resté stagnant à son plus bas niveau. Et la direction a confirmé ce vendredi 29 qu’elle avait l’intention de démarrer la production le 8 avril. A cette date une équipe sur deux travaillerait pendant que l’autre serait en chômage technique donc payée. Ce pendant 4 semaines. Puis jusqu’aux vacances les deux équipes devraient être progressivement fusionnées alors que de plus en plus de travailleurs devraient être mutés (principalement à Poissy où près de 400 le sont déjà).

Mardi 2 avril, jour de reprise après le long weekend de Pâques sera donc décisif.

Aulnay-sous-Bois, vendredi 29 mars 2013
Le Collectif Contre Les Patrons Voyous et licencieurs

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