Citroën : Dans l’attente plus ou moins sceptique de la médiation

Mercredi 20 février 2013, par thomas // PSA

Rien de très notable ce mardi 19 janvier à PSA Aulnay. Les chaînes n’ont pas tourné plus qu’hier bien que, tous calculs faits, sans doute une quarantaine de travailleurs aient abandonné la grève depuis le début de la semaine. Il est vrai que la plupart d’entre eux ont signifié clairement aux chefs, un tantinet goguenards ou arrogants, qui les notaient désormais non grévistes, que s’ils ne sentaient pas capables de continuer, en particulier pour des raisons financières, ils étaient toujours du côté des copains qui poursuivaient ; pas trop de risques donc qu’ils jouent dans le camp de la direction. Celle-ci va ainsi avoir du mal à relancer la production tant qu’un noyau dur des grévistes tient le coup (au moins entre 250 et 300 aujourd’hui). Elle ne l’a d’ailleurs pas tenté ce mardi.



Les grévistes ont donc consacré leur journée à continuer collectes et visites des municipalités qui promettent ou pas leur soutien, pas toujours facile à obtenir franchement, même des élus de gauche : ainsi si le conseil général de la Seine-Saint-Denis a bien promis un versement de 10 000 € à « l’association de soutien aux salariés automobiles du 93 » son président a cru bon de préciser que ce soutien doit « valoir pour chacun des salariés concernés, sans distinction fondée sur leur participation ou non au mouvement ». Plus faux-cul, tu meurs !!!



En fait tous sont dans l’attente des réunions tripartites médiateurs-direction-syndicats dont la première à eu lieu à la préfecture de Bobigny aujourd’hui. Sans grands résultats semble-t-il. C’était, il est vrai, une prise de contacts. Le scepticisme de beaucoup de grévistes va au-delà.... même si sans doute aussi, il reste quelques espoirs que la situation puisse être débloquée, puisque Peugeot (en l’occurrence aujourd’hui représenté par Denis Martin, bras droit de Varin) a accepté de se rasseoir à une table de négociations.



Mais pour beaucoup aussi l’espoir repose plutôt du côté d’autres sites du groupes (Poissy, Sevelnord) où des débrayages ont eu lieu à la fin de la semaine dernière et au début de celle-ci. En particulier chez le sous-traitant Lear qui fabrique les sièges de voiture : les salariés Lear du site stockage destiné à PSA Poissy, chefs compris là, sont en grève contre les licenciements et réclament une prime extra-légale de 75 000 €. Pas sans effet sur PSA qui stocke déjà 3 000 voitures sans siège, et pour ne pas augmenter ce nombre, a du faire venir 120 sièges de... Slovaquie en attendant d’essayer de s’approvisionner... en Bretagne.



Aulnay-sous-bois le mardi 19 février 2013


Le collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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