Citroën-Aulnay : la direction PSA cherche à nouveau l’incident violent

Mercredi 13 février 2013, par thomas // PSA

Les propos provocateurs de Valls à l’encontre des prétendus casseurs ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Après un début de semaine où elle avait de toute évidence demandé à ses cadres ou ses vigiles de se montrer plus discrets, ce mercredi 13 février, la direction de PSA est revenue au registre de la provocation. Dans un style un peu différent de celui des semaines précédentes.



En fin de matinée elle a demandé à ses cadres... de vider l’usine. Evidemment ceux-ci n’ont pas demandé leur reste, sans doute fatigués d’avoir à faire face aux grévistes qui ne les touchent pas mais ne leur épargnent pas les lazzis. Puis, un peu plus tard, elle utilisait quelques contremaîtres, parmi les plus haïs, leur demandant de parcourir les ateliers désertés du reste de la maîtrise. Sans protection donc... mais accompagnés quand même de journalistes et de caméras. La provocation était grossière. Et ne pouvait être qu’une provocation puisqu’aucune production ne se faisait ni ne s’est faite de toute la journée. Heureusement les grévistes l’ont évitée.



Drôle quand même de voir la direction elle-même débarrasser l’usine de ceux qui sont théoriquement volontaires pour travailler, afin de torpiller une grève à qui elle reproche... de nuire à la production. Mais en tout cas si des incidents éclataient, il est clair que la responsabilité en reviendrait à la direction qui les aurait méticuleusement préparés de toutes les manières possibles.



Demain jeudi les quatre délégués sur les six grévistes menacés de licenciement comparaissent devant le Comité d’entreprise. On sait que le licenciement d’un délégué requiert en effet d’abord l’avis du CE. A suivre donc l’attitude des syndicats, SIA, FO ou CFTC qui combattent depuis le début la grève et les grévistes, pour voir s’ils osent émettre un avis favorable aux quatre licenciements de délégués CGT et jouer, là encore, les pions de la direction pour pousser à bout des grévistes exaspérés.



Aulnay-sous-bois le 13 février 2013

Le collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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