PSA-Aulnay : un round d’observation

Vendredi 8 février 2013, par thomas // PSA

Ce jeudi 7 février, rien de nouveau dans le conflit PSA Aulnay. Grévistes d’un côté, non grévistes, cadres et vigiles de l’autre, occupent l’usine, les premiers surveillant les seconds, les seconds tentant par à-coups de relancer la production. Jusqu’à aujourd’hui en vain, puisqu’au plus quelques dizaines de véhicules sortent... et de quelle qualité.



La situation devrait rester ainsi jusqu’à lundi prochain qui peut être une date décisive : la direction espérant voir le découragement s’étendre peu à peu et un certain nombre abandonner la grève. Rien d’étonnant donc que les discussions des grévistes portaient sur la tactique ou de l’attitude à adopter pour gagner ou regagner certains des salariés qui n’ont pas rejoint leurs rangs. C’était donc là le sujet des AG du matin et du soir, comme du comité de grève en adition de la nécessité d’unifier les luttes qu’ont un peu ranimé la venue de délégations d’autres entreprise au meeting de mardi devant la boîte ou encore la manifestation d’hier à Strasbourg des Arcelor de France, Belgique et Luxembourg.



Ainsi les grévistes sont tiraillés entre deux nécessités, celle de ne pas abandonner l’usine aux partisans de la direction, qui alors pourraient en profiter pour relancer les chaînes et celle de s’assurer des alliés à l’extérieur dans les autres entreprises, de l’automobile mais aussi au-delà. De ce point de vue mardi prochain est une journée qui pourrait compter : les Renault de tous les sites sont appelés à l’action, ce jour étant le dernier des négociations sur l’accord de compétitivité, tandis que les Goodyear et quelques autres menacés de licencenciements doivent se retrouver devant le siège de celle-ci à Rueil-Malmaison. Les occasions de s’unir à d’autres dans la rue ne manqueront pas. Espérons qu’elles ne seront pas manquées faute d’avoir été préparées. Il y a encore quelques jours pour prendre les contacts pour ce faire.



Aulnay-sous-Bois le jeudi 7 février 2013

Collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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