Citroën : au Stade de France l’équipe adverse était plus nombreuse

Jeudi 7 février 2013, par thomas // PSA

Ce mercredi 6 février n’a pas connu d’autre épisode marquant que la tentative des Citroën d’aller à la rencontre de François Hollande qui assistait au match France-Allemagne au Stade de France. A 80, ils se sont vus entourés très vite par une cohorte nettement plus nombreuse de gardes mobiles : club de Boulogne supporters du PSG-grévistes de PSA même traitement. Seule finalement une petite délégation de cinq travailleurs a pu accéder à la loge présidentielle.



La direction qui l’avait déjà tenté hier, a aujourd’hui concentré à nouveau chefs, techniciens et ouvrier non grévistes sur l’atelier du ferrage pour qu’au moins un secteur de l’usine donne l’impression de tourner. Pour quel résultat ? Sans doute le but n’était pas de sortir des voitures aujourd’hui mais de préparer les grévistes et non grévistes à l’idée que les chaînes pouvaient être remises en route. La guerre psychologique continue donc.



Y compris pour que l’attention de tous soit davantage fixée seulement sur Aulnay alors qu’à l’extérieur, le rassemblement des Arcelor de France, Belgique et Luxembourg à Strasbourg était une nouvelle preuve qu’une convergence des luttes était possible, même au-delà des frontières. Alors aussi qu’une commission du comité de grève prenait contact avec une fonderie d’une petite ville de l’Allier où les travailleurs, le dos au mur et isolés, en viennent à s’inspirer de l’exemple des New Fabris (voir l’article en ligne sur le site du Collectif) dont la lutte avait présidé à la création du Collectif contre les patrons voyous et licencieurs. Déjà rassembler les mobilisations était une nécessité, alors 3 ans après et des centaines de milliers de licenciements en plus...



Aulnay-sous-bois le mercredi 6 février 2013

Le collectif contre les patrons voyous et licencieurs

Répondre à cet article