Grève des salariés de la raffinerie Total de Dunkerque

Mercredi 13 janvier 2010, par cclpv // Total

LILLE - Les salariés de la raffinerie Total des Flandres, située près de Dunkerque (Nord), dont la fermeture définitive est envisagée, ont entamé mardi une grève pour demander à être fixés sur l’avenir du site, a-t-on appris de sources syndicales.

"Les salariés veulent avoir "une réponse concrète sur leur devenir et le devenir du site", a déclaré à l’AFP Philippe Wullens, délégué syndical Sud (majoritaire).

Total étudie différents scénarios pour sa raffinerie des Flandres parmi lesquels la fermeture définitive, la vente, un arrêt prolongé ou la transformation en dépôt.

La raffinerie est en "arrêt conjoncturel" depuis le mois de septembre pour résorber les stocks, et réceptionne des produits pétroliers livrés par bateaux puis réexpédiés par camions, faisant de fait office de dépôt, selon des sources syndicales.

Les salariés ont décidé de bloquer les arrivées et les expéditions de produits finis. 400 camions partent quotidiennement du site pour livrer fioul et carburants, selon Patrice Leclaire, délégué FO.

Mardi après-midi, quelque 200 salariés de Total et d’enterprises sous-traitantes, ont investi les locaux de la direction avant d’être reçus par le directeur du site.

Celui-ci a "pu prendre compte de leur inquiétude mais n’avait pas d’élément à leur donner pour les rassurer", a expliqué à l’AFP un porte-parole de la direction du site, qui a affirmé qu’il n’y avait mardi ni grève ni blocage des expéditions.

"Les personnels veulent savoir à quelle sauce ils seront mangés, on attend que la direction générale daigne nous informer", a déclaré M. Leclaire à l’AFP.

Cette raffinerie emploie directement 370 personnes, et environ autant chez les sous-traitants, pour une capacité de traitement de 137.000 barils par jour.

©AFP / 12 janvier 2010 22h03


Total - La CGT appelle à la grève pour l’avenir de Dunkerque
mercredi 13 janvier 2010 10h20

PARIS, 13 janvier (Reuters) - La CGT a annoncé mercredi avoir lancé un appel à la grève ce mercredi dans tous les sites de Total ainsi qu’à une assemblée générale en milieu de journée, alors que le groupe pétrolier envisagerait de fermer définitivement sa raffinerie de Dunkerque.

Total a convoqué un comité central d’entreprise extraordinaire jeudi 14 janvier sur l’avenir de cette raffinerie qui, selon une source proche du dossier, pourrait être fermée définitivement faute de repreneur.

La raffinerie de Dunkerque, mise en service en 1974, est une des six raffineries françaises du groupe pétrolier. Elle a été fermée le 15 septembre pour une durée indéterminée.

Le syndicat estime que le sort réservé à la raffinerie des Flandres s’inscrit "dans un plan de délocalisation et de désengagement progressif de l’outil industriel européen au profit d’investissements importants dans des pays (Asie ou Moyen-Orient) où la législation est moins contraignante en matière de droit du travail et d’environnement".

Les raffineries européennes sont actuellement en difficulté en raison de la chute de leurs marges liée à la crise et au manque de débouchés.
Total avait annoncé en septembre qu’il entendait restructurer et consolider son raffinage et sa chimie.

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