Citroën : l’usine a rouvert, la grève continue

Mardi 29 janvier 2013, par thomas // PSA

Ce lundi 28 janvier, après un lockout déguisé en chômage technique de 8 jours, l’usine a rouvert et les grévistes ont pu y tenir AG, comité de grève et les différentes commissions de celui-ci. Le comité d’accueil était moins important qu’attendu, la direction ayant jugé bon de cacher les vigiles de Praetorian Trajan, une boîte de sécurité extérieure, et de parquer un peu à part la majorité des cadres qu’elle avait fait venir des autres sites de PSA. La présence de journalistes et d’inspecteurs du travail l’ont sans doute incité à mettre une sourdine à ses activités illégales contre le grève. Mais pas renoncer à briser celle-ci. Encore nombreux étaient les chefs parcourant en groupe les ateliers pour exercer une pression sur les non-grévistes. Cela n’a d’ailleurs pas servi à grand-chose : les chaînes n’ont pas tourné plus vite qu’avant le lockout et la production a été toujours aussi réduite.



Les grévistes ont décidé de se rendre demain devant le Quartier général de PSA, sur les Champs-Elysées, où a lieu la dernière séance de négociation avant la présentation du PSE, théoriquement dans 15 jours, puis de se joindre à la manifestation des Virgin, toujours aux Champs-Elysées, et enfin de se rendre devant le Ministère du travail, au rassemblement d’un certains nombre d’entreprises menacées de suppressions d’emplois, de licenciements ou de fermeture. La convergence des luttes est donc de plus en plus à l’ordre du jour, en tout cas sa préparation.



De l’autre côté, celui du patron, on ne reste pourtant pas l’arme au pied. Dès ce premier jour après le lockout, qui n’a sans doute pas amené les résultats escomptés par la direction, celle-ci a envoyé 5 lettres de licenciement avec mise à pied conservatoire. Prétexte : une affiche déchirée dans l’usine et quelques peintures sur un mur. Des dégradations inadmissibles... alors que c’est l’usine toute entière que PSA s’apprête à démolir !



Aulnay-sous-bois lundi 28 janvier 2013

Le collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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