Citroën : premier pas vers une convergence PSA-Renault

Mercredi 23 janvier 2013, par thomas // PSA

Le fait marquant de ce mercredi 23 janvier 2013 est évidemment le meeting commun tenu à Flins, largement montré sur toutes les chaînes télé : la porte ouverte par les 250 grévistes venus de Citroën, l’émotion des retrouvailles entre les Flins qui avaient débrayé à 450 pour l’équipe du matin et les PSA, les discours des responsables syndicaux de l’une et l’autre usine soulignant l’importance de se battre ensemble tant contre les licenciements et les fermetures d’entreprise que les accords de compétitivité et de construire la convergence des luttes.



Un incontestable premier pas vers la convergence des luttes même si il y a certainement encore beaucoup de telles rencontres à organiser entre les entreprises en lutte ou celles sur qui pèsent les mêmes menaces. Mais cette première a dû donner des idées à beaucoup, et pas seulement à Renault où des débrayages ont eu lieu sur à peu près tous les sites, dont certains réussis comme à l’usine de Cléon, où plus de 900 participants ont décidé de remettre ça si possible en plus musclé dès la semaine prochaine.



La direction Citroën a par ailleurs annoncé qu’elle prolongeait ces deux prochains jours, jeudi et vendredi le lockout... pardon le chômage technique, cette fois en prenant le prétexte de menaces que les grévistes auraient adressé aux cadres et non grévistes qui du coup auraient peur de venir travailler. Au début ce fut celui d’un accident technique qui soi-disant paralysait l’usine, après celui de dégradations et sabotages, voilà maintenant celui de la peur parmi le personnel. Tout y passe sauf la raison réelle : la volonté de lockouter. Il est vrai que le lockout durant une grève est illégal... et que cela priverait PSA des aides qu’il reçoit de l’Etat pour assurer une partie du salaire de ceux qu’il a mis en « chômage technique ».



Un bon côté quand même puisque cela permet aux grévistes de se tourner vers la population (aux péages autoroutiers par exemple ou aux gares), et aux salariés d’autres entreprises et de trouver leurs soutiens tant financiers que politiques. Ce qu’ils vont continuer à faire en cette deuxième partie de la semaine, par exemple en allant demain à un meeting organisé à Science Po Paris avec des salariés d’autres boîtes mobilisées, Sanofi, Virgin, Renault...



Aulnay-sous-bois le mercredi 23 janvier


Le Collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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