Deuxième journée de grève à Citroën

Vendredi 18 janvier 2013, par cclpv // PSA

Jeudi 17 janvier 2013, la production a été entièrement stoppée comme la veille bien que le nombre de grévistes ait un peu diminué : d’une cinquantaine sur 500 la veille.

Ainsi on a observé un certain turnover, certains grévistes de la veille étant remplacés par d’autres ouvriers qui ne l’étaient pas mercredi, résultat peut-être des pressions augmentées de la direction qui a fait savoir qu’il suffisait d’être vu à une AG pour être considéré en grève toute la journée, mais certainement aussi signes des hésitations de certains à franchir le pas avant d’entrer dans un mouvement qui pourrait être long.

Un signe positif tout de même : les 35 travailleurs d’un sous-traitant du nettoyage se sont déclarés grévistes.

Par ailleurs les équipes du matin et de l’après-midi ne se sont pas rencontrées comme il avait été prévu mais ont conservé leurs horaires, les vieilles habitudes ayant du mal à disparaître, surtout au tout début de la grève.

Les AG encore par équipe n’ont tout de même pas empêché la constitution du comité de grève, lui pour tous les grévistes, d’une soixantaine pour l’instant, qui a tenu à affirmer tout de suite son autorité en décrétant que les délégués et dirigeants syndicaux étaient les bienvenus mais devaient participer en tant que simples salariés à l’égal de tous.

Et si l’essentiel de la journée a été consacré à la mise en place de l’organisation de la grève (assemblées générales encore par équipe, comité de grève, commissions émanant de celui-ci), une délégation d’un cinquantaine de Citroên s’est rendue à la manifestation des entreprises du 93, la plus grosse délégation de celle-ci... on pourrait presque dire hélas car cela signifie que cette manif était modeste (entre 700 et 1000).

Ce fut l’occasion de s’adresser à d’autres travailleurs et syndicalistes pour affirmer, vraiment explicitement, la volonté de faire de la grève un fer de lance pour construire la convergence des entreprises en lutte, mobilisées ou sous le coup d’une menace patronale... c’est-à-dire toutes dans la conjoncture actuelle.

Aulnay-sous bois le jeudi 17 janvier 2013

Le collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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