Le bras-de-fer se poursuit pour les salariés de D’aucy

Mercredi 9 janvier 2013, par lohann // D’aucy

La majorité des employés de Val d’Aucy est en grève ce mercredi matin depuis 8h30 à Ciel alors que le comité d’établissement se penche sur la situation économique de l’usine et le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE). Des salariés en colère après une proposition de Cecab de poursuivre l’activité pendant six mois sous des conditions strictes, et qui ont appris que la proposition de reprise d’Intermarché avait été refusée.

Ce mercredi matin a commencé la toute première réunion concernant l’avenir de l’usine Val d’aucy à Ciel : un comité d’établissement extraordinaire qui doit commencer à étudier le plan de sauvegarde de l’emploi proposé par le propriétaire du site, le groupe Cecab.

Celui-ci avait annoncé fin octobre son intention de fermer l’usine intégralement d’ici le mois de mars.

La journée a commencé par le blocage de la salle de réunion par une cinquantaine de salariés. Une action symbolique qui s’est terminée avec l’arrivée de l’huissier mandaté par Cecab.

La réunion a commencé vers 10h15, et devait se poursuivre ce mercredi après-midi. A l’ordre du jour, l’étude de la situation économique du site et la lecture du plan de sauvegarde.

Pour les salariés, c’est sur un autre terrain de négociation que se jouera également leur avenir : après une réunion en décembre entre un collaborateur d’Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, ainsi que le groupe Cecab, les élus et les représentants du personnel de D’aucy, une proposition avait été faite par Cecab : poursuivre l’activité pendant six mois, sous des conditions strictes. Dont la possibilité pour le groupe d’utiliser le matériel de l’usine pour le redéployer dans d’autres sites. Des conditions inacceptables pour le syndicat CGT de Val d’aucy. Une nouvelle réunion devrait donc être programmée pour négocier ce point.

Mais le climat est tendu chez des salariés navigant entre colère et pessimisme : d’autant plus qu’a été annoncé ce matin par la CGT le nom du repreneur qui s’était proposé pour poursuivre l’activité du site. A savoir le groupe Intermarché, dont Cecab aurait décliné l’offre.

La majorité des salariés a débrayé aujourd’hui, et est restée présente devant le site de l’usine, où un feu de pallettes a été allumé pour apporter un peu de chaleur.

Le 9 Janvier 2013 - Le Journal de Saone et Loire

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