Grève dans les dépôts de presse : nouvelle action des salariés de Presstalis lundi à Lyon

Lundi 17 décembre 2012, par lohann // Presstalis

Les salariés de Presstalis sont en grève depuis quasiment trois mois, et perturbent régulièrement la parution des quotidiens et magazines nationaux.

Les derniers blocages remontent à jeudi dernier, et au vendredi précédent. Ce lundi, les salariés en colère vont à nouveau manifester à Lyon. Un rassemblement est prévu à 15h30 devant le siège du Medef, avenue jean Mermoz dans le 8e arrondissement. Comme lors de leur action de jeudi dernier place des Terreaux, ils vont déposer des liasses de journaux dans la rue.

Les syndicats dénoncent le plan social annoncé en juillet dernier par la direction : 1250 suppressions de postes sur les 2500 que compte le groupe Presstalis. La société est en effet à la limite du dépôt de bilan. "Nous avons bien compris qu’il faudra passer par une restructuration du réseau", explique le délégué syndical Gérard Galluchot, également salarié de Presstalis. Il dénonce toutefois l’externalisation de certaines activités dans les dépôts de presse en province : "ça ne se justifie pas, on est en mesure de faire ces travaux. Il y aurait alors des suppressions de postes, mais sans licenciement sec : ce serait des départs volontaires ou à la retraite non remplacés". Les syndicats de salariés réclament une table ronde avec la direction, "de façon à pouvoir discuter".

La principale conséquence de leurs actions de grève et de blocage des dépôts de presse est que les quotidiens nationaux et les magazines hebdomadaires sont régulièrement absents des kiosques. Les syndicats indiquent que seuls certains titres sont bloqués, "car nous ne voulons pas mettre en déficit des petits éditeurs qui souffrent déjà. Nous ne bloquons que des gros titres de gros éditeurs, ceux qui prennent des décisions car les éditeurs sont en même temps clients et actionnaires de Presstalis. Ce sont donc bien eux qui fixent les tarifs".
Les syndicats réclament aussi l’intervention de l’Etat et une meilleure redistribution des aides à la presse : "les titres qui ont le plus de difficultés ce sont les quotidiens nationaux, pas les titres de télévision ou de presse people qui ont de fortes subventions et qui rapportent énormément". Ils affirment avoir "des inquiétudes sur l’avenir de la presse en général".
Après un report de la réunion prévue la semaine dernière, les syndicats de Presstalis ont rendez-vous à l’Elysée ce jeudi 20 décembre. Ils pourraient par ailleurs organiser une nouvelle action mercredi à Lyon.

Le 17 Décembre 2012 - Lyonmag

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