Les syndicats d’Eon s’inquiètent de l’ultimatum "départ volontaire ou licenciement"

Vendredi 12 octobre 2012, par lohann // Eon

Le plan de restructuration d’Eon en France prévoit la suppression de 215 emplois sur un total de 885.

"La direction n’a pas voulu répondre à nos questions et le climat était assez tendu. Nous avons alors décidé de lever la séance en signe de protestation", a confié à l’AFP Jean-Pierre Damm, responsable FO et un des porte-parole de l’intersyndicale CGT, FO et CFE-CGC.

Atmosphère plus que tendue au comité central d’entreprise d’Eon France, la branche française du groupe allemand, ce 11 octobre, consacré au plan social qui prévoit la suppression de 215 postes.

"C’est unilatéral, ils nous ont dit que si nous n’acceptions pas le plan de départs volontaires, c’était le licenciement. Il n’y a pas de dialogue possible, les instances représentatives du personnel ne servent à rien", a assuré Jean-Pierre Damm.

Selon le syndicaliste, un expert a été désigné pour "étudier les mesures sociales". De leur côté, les représentants du personnel ont demandé la nomination d’un "médiateur national" parce qu’il "n’y a plus de dialogue social", relate l’AFP.

"Dès demain, nous allons organiser des assemblées générales pour embrayer sur un arrêt des centrales", a assuré Jean-Pierre Damm."Les actions contre ce plan vont monter en puissance".

Le groupe allemand Eon détient sept centrales au charbon en France et a pris la décision de fermer ses unités dont la puissance est inférieure à 250 MW. Sont donc prévues les fermetures des centrales d’Hornaing (Nord) en mars 2013, Lucy à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) en mars 2014 et Huchet 4 et 5 à Saint-Avold (Moselle) en 2015. Le site de Gardanne (Bouches-du-Rhône) sera transformé en centrale biomasse pour 220 millions d’euros.

Le 12 Octobre 2012 - L’Usine Nouvelle

Voir aussi : Manifestation des « E.ON » à Paris de ce jeudi

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