Doux : l’attente des licenciements

Mercredi 26 septembre 2012, par Victor Morrisset // Doux

Les salariés de Doux s’attendent chaque jour à recevoir une lettre de licenciement. Soixante-dix salariés devraient quitter l’usine de Blancafort qui a été pris en location-gérance pour deux ans par Glon Sanders.

Les salariés de Doux attendaient d’être fixés sur leur sort hier, comme cela avait été annoncé le 10 septembre dernier, mais il n’en fut rien. « Les lettres de licenciement devaient commencer à arriver aujourd’hui… Alors on surveille nos boîtes aux lettres », confie Bertrand, un salarié de l’entreprise. Mais dans sa boîte aux lettres, pas de lettre recommandée hier matin. Le signe d’une bonne nouvelle ? Pas vraiment.

« On ne nous dit rien »

« Les lettres doivent partir aujourd’hui (NDLR, hier) », indique Françoise Lavisse, déléguée CE et CCE CFTC de Doux, « on sait quels postes vont être supprimés, mais nous n’avons pas la liste des personnes qui seront malheureusement concernées par ces licenciements. » Nul ne savait donc encore, hier soir, s’il figurerait parmi les soixante-dix salariés licenciés. « On ne nous dit rien. Jusqu’au dernier moment on va rester dans le vide », regrette Bertrand, « dans l’usine, les gens sont anxieux, tendus, désabusés ».

Une quinzaine de salariés ont proposé un départ volontaire, « soit parce qu’ils ne sont pas loin de la retraite, soit parce qu’ils ont un projet de vie », explique Françoise Lavisse. Mais pour les autres ? Des licenciements, avec des indemnités au minimum légal. « Je n’ai rien pu obtenir là-dessus. En revanche, j’ai négocié une cellule d’appui renforcée avec des intervenants qui vont venir en complément du Pôle emploi, pour que les dossiers des anciens salariés de Doux ne soient pas noyés au milieu de la pile, et j’ai obtenu aussi que le permis de conduire soit considéré comme une formation, car c’est indispensable dans notre milieu rural. » De même que les deux mois de préavis de licenciement ne seront pas travaillés, ce qui permettra aux salariés de se mettre immédiatement en quête d’un nouvel emploi.

Sabrina Vernade


Le Berry.fr, le 25 septembre 2012

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