Grève chez Père Dodu à Quimper

Lundi 23 juillet 2012, par lohann // Doux

L’usine Père Dodu, à Quimper, dans le Finistère, risque de ne pas être reprise dans le cadre du plan de cession des actifs du groupe Doux qui sera présenté vendredi 27 juillet au tribunal de commerce de Quimper. Les salariés du site sont donc en grève pour manifester leur peur de voir fermer cet outil industriel.

Jean-Luc Guillard, le délégué CFDT du groupe Doux et salarié de cette usine Père Dodu située à Quimper, est principalement à l’origine de la grève d’aujourd’hui à laquelle s’associent les autres syndicats CGT et FO. "Nous craignons, explique Jean-Luc Guillard, la fermeture du site de 200 personnes puisqu’il n’est pas dans les propositions de rachat présentées par les entreprises et groupes extérieurs".

Depuis 6 heures, ce lundi matin, une centaine des salariés de Père Dodu manifestent devant l’usine de fabrication et de découpes de viandes fraiches vendues sous la marque Père Dodu. Ils tentent de mobiliser les élus et les médias. Car c’est demain mardi, le 24 juillet 2012, que devront être officiellement déposées les offres de rachat de Doux auprès des administrateurs judiciaires. Un peu moins d’une dizaine de projets sont encore en lice, notamment celui initié par le financier Sofiprotéol.

Dans tous les cas de figures, près de 1000 emplois sur les 3400 salariés du groupe (hors intérimaires et CCD) risquent d’être supprimés. Raison pour laquelle le dirigeant Charles Doux prépare, de son côté, un plan de continuation dont il livrera également demain au personnel les grandes lignes. Il passerait par un abandon de créances d’une partie des 140 millions d’euros de la banque anglaise Barclay’s qui transformera cette dette en capital.

Pour l’heure, 200 des 800 éleveurs du groupe se déclarent également prêts à entrer au capital de l’industriel ainsi qu’un investisseur saoudien. Le tribunal de commerce de Quimper se réunira vendredi pour étudier ces différentes possibilités, son jugement devrait être mis en délibéré. La semaine s’annonce donc cruciale pour l’ensemble du périmètre du volailler Doux.

L’Usine Nouvelle - Le 23 Juillet 2012

Répondre à cet article