300 postes supprimés chez Renault-Flins

Samedi 30 juin 2012, par cclpv // Renault

La direction de l’usine Renault de Flins a annoncé hier 300 suppressions de postes. Les chaînes de montage ne sont pas concernées par cette mesure.

L’usine Renault de Flins taille dans ses effectifs. Hier, la direction de l’entreprise a dévoilé aux représentants du personnel les modalités pratiques d’un plan prévoyant la suppression d’environ 300 emplois. « Cela pourrait concerner 300 personnes d’ici à 2014 », tient à préciser un porte-parole de cette usine qui compte aujourd’hui 3110 salariés.

Si les employés travaillant sur les chaînes de production de l’usine sont épargnés par cette cure d’amincissement, le secteur tertiaire est en revanche largement concerné. Les services administratifs mais aussi la maintenance ou le personnel de ménage feraient ainsi les frais de cette décision.

Pas de licenciement sec

Devant les instances représentatives, la direction s’est engagée sur plusieurs points : « Le plan se traduira par des départs en retraite non remplacés et la mobilité interne. Il n’y aura ni licenciements ni départs forcés. »

Les syndicats font preuve d’une certaine réserve sur cette dernière promesse, la frontière étant mince entre un employé « forcé » et un employé « convaincu » de partir… « Ils ont déjà commencé à mettre la pression sur le personnel du ménage pour qu’ils acceptent les mutations », dénonce Ali Kaya, secrétaire général de la CGT à Renault-Flins.

Cette annonce tombe à un moment crucial pour Flins, qui s’apprête à lancer la production de la voiture électrique Zoé et de la future Clio IV, deux modèles très attendus.

Selon les responsables locaux, la marque au losange est lancée dans une politique d’économies d’échelle. Et l’usine de Flins, notée d’un « peut mieux faire » dans cette discipline, doit faire des efforts : elle compte « le plus grand nombre de personnels tertiaires, tant en valeur absolue que relative ».

En supprimant ainsi 300 des 1000 postes tertiaires, elle pourrait ainsi maintenir « la pérennité économique et la viabilité du site ». Un argument qualifié de « chantage » par Ali Kaya.

Le Parisien - 28 juin 2012

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