Arkema : cession du pôle vinylique

Dimanche 15 avril 2012, par Victor Morrisset // Arkema

Les syndicats et la direction d’Arkema sont en cours de négociation pour apporter des garanties financières et sociales au projet de cession des activités vinyliques (PVC, chlore) du chimiste français au groupe Klesch, a-t-on appris aujourd’hui de sources syndicales.

Faute d’avoir obtenu des engagements écrits de la part du financier américain Gary Klesch, les organisations syndicales ont trouvé avec la direction d’Arkema un accord de principe sur les montages financiers à réaliser en vue du transfert pour un euro symbolique, prévu au 1er juillet, des salariés (1.729 en France, 825 à l’étranger) et des actifs.

Un compte séquestre sera ouvert pour garantir les investissements industriels stratégiques, et pour le volet social, une fiducie - structure qui permet de transférer un bien de façon temporaire à un tiers - qui servira en cas de licenciements ou restructuration. Ces deux structures seront alimentées par Arkema. "On a un accord sur les coquilles, reste à savoir ce qu’il y aura dedans. Une nouvelle réunion est prévue mardi", a dit à l’AFP Jean-Marie Michelucci, coordinateur national CGT.

"Il faut qu’Arkema mette dans le compte séquestre des sommes suffisamment importantes pour inciter Klesch à faire ses investissements. Mais il ne pourra avoir cet argent que s’il fait les investissements nécessaires. Il ne s’agit pas de lui donner un chèque en blanc", dit-il. "Arkema est prêt à financer un cinquième des investissements jusqu’en 2019 et pour le social, si Klesch licencie, Arkema s’engage dans la mesure du possible à reprendre le personnel. Si ce n’est pas possible, la fiducie servira à apporter un complément par rapport à la légilsation actuelle", explique Gérard Staes, délégué syndical central CFDT.

Arkema avait annoncé en novembre 2011 qu’il allait céder à l’investisseur basé à Genève ses activités vinyliques (PVC, soude, chlore, etc.), l’un des points faibles malgré les restructurations engagées depuis 2005, quand l’ancienne branche chimie de Total était sortie du giron du pétrolier. Faible marge et vive concurrence pesaient sur cette activité, dont les ventes se font principalement en Europe.


Le Figaro du 13 avril 2012->http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/04/13/97002-20120413FILWWW00513-arkemapvc-discussion-avant-la-cession.php]

Répondre à cet article