Lectoure (Gers). Cheminées Violan-Brisach : 28 salariés sur le carreau

Jeudi 9 février 2012, par Victor Morrisset // Violan-Brisach

Il y a peu d’espoir pour que l’entreprise de construction de cheminées Violan-Brisach de Lectoure sauve les 28 salariés menacés de licenciement et qu’elle évite la fermeture. Selon deux d’entre eux, que nous avons rencontrés, « les lettres de licenciement devraient arriver dès la semaine prochaine et les ateliers devraient être rasés et le terrain vendu. Un ancien ouvrier tailleur de pierres, à la retraite depuis deux ans, venu pour prendre des nouvelles, nous disait combien « cela lui faisait mal au cœur de voir se fermer un atelier avec tout le savoir-faire des ouvriers qui y travaillent ». Seuls trois des employés actuels seraient maintenus afin d’assurer la partie commerciale et la vente des produits Brisach. Pour le reste, faute d’un repreneur faisant une offre conséquente, c’est la destruction programmée. Pour Lectoure, la perte d’une importante entreprise après une très longue période d’activité.

« J’ai travaillé depuis le tout début à la maison Violan, du temps du père de Louis Violan », rajoute le retraité. Mais voilà, Thierry Rousseau, le « patron de la boîte », leur a affirmé mercredi 25 janvier dernier que le « site sera démantelé, les machines vendues à la ferraille et le terrain décontaminé et vendu au plus offrant ».

Au cours d’une réunion hier soir, en présence de Bernard Lapeyrade, président de la communauté de commune, et de Gérard Duclos, maire de Lectoure (le sous-préfet s’étant excusé), on essayait de trouver une solution pour amener la direction Brisach de Sainte-Maxime à faire connaître les comptes de la société, comptes qui permettraient de savoir si les licenciements sont vraiment justifiés.


La Dépêche le 31 janvier 2012

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