Les salariés de SMCO et SMCN débraient

Vendredi 3 février 2012, par Victor Morrisset // SMCO-SMCN

Redressement judiciaire chez SMCO, licenciements chez SMCN. DL. Les salariés ont mené une action lundi pour sauver l’emploi.

Rachetées en 2008 par le groupe Hervé, les entreprises nazairiennes SMCO (tuyautage) et SMCN (construction navale) sont aujourd’hui en difficultés. Sous-traitantes de longue date du chantier naval STX voisin, elles subissent de plein fouet la baisse de charge de ce dernier et la nécessité de baisser les prix pour pouvoir décrocher les marchés.

Ainsi SMCO n’a obtenu aucun lot sur la construction de l’ Europa 2 pour Hapag Lloyd. La situation économique de SMCO est tendue depuis plusieurs années. L’entreprise affiche un résultat annuel déficitaire depuis 3 ans. Ce qui l’a poussée à demander son placement en redressement judiciaire. Si elle ne revient pas à l’équilibre le 7 février prochain, la société risque d’être mise en liquidation judiciaire, ce qui entraînerait le licenciement des 82 salariés.

Pour dénoncer cette situation, les salariés de SMCO ont débrayé lundi matin, de 6 h à 9 h 30. Ils ont procédé à un barrage filtrant sur le rond-point de la rue des Apprentis. Ils étaient accompagnés par des salariés de la société SMCN. Sur les 36 inscrits à l’effectif, 9 ont reçu leur lettre de licenciement.

La CGT et la CFDT qui soutiennent cette action craignent que d’autres « charrettes de licenciements suivent. Toujours par neuf, car cela évite plusieurs procédures légales dont la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi ». Les syndicats disent « non aux licenciements et exigent du groupe Hervé que des solutions soient trouvées pour sauvegarder l’emploi chez SMCO et SMCN ».

Dans un communiqué, la Région des Pays de la Loire annonce qu’elle s’intéresse à l’avenir de SMCO. « Nous sommes attentifs aux différents projets de reprise qui parviendront au tribunal de commerce. La Région pourrait accompagner des projets de recherche et développement, des actions de formation ou des investissements. Cela dépendra de la qualité du projet et engagements pris pour sauvegarder l’emploi. »

Ouest France - 31 janvier 2012

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