Brive : débrayage chez A Novo

Jeudi 8 septembre 2011, par cclpv // Anovo

Les salariés ont cessé le travail le jour où le tribunal de commerce de Beauvais s’est penché sur le sort de la société

Les repreneurs potentiels ont jusqu’au début du mois d’octobre pour se faire connaître. A Novo, dont le siège social est situé dans l’Oise, est en redressement judiciaire depuis fin juillet.

Les 376 salariés du site de Brive de cette entreprise spécialisée dans la maintenance de produits électroniques ont décidé de débrayer mardi après midi alors qu’à des centaines de kilomètres de là, il était question de leur avenir.

Au moment où la société a éte placée en redressement, la direction s’était voulue rassurante : l’entreprise n’est pas condamnée, ni "pour l’instant", aucun de ses sites. Le groupe de 1200 salariés compte plusieurs unités en France, celle de Brive est la plus importante. Elle est menacée en raison de difficultés financières. Les syndicats montrent du doigt une "gestion catastrophique" des dirigeants d’une société qui aurait réalisé 4,8 millions de bénéfices en 2010. Le député-maire de Brive, Philippe Nauche, ainsi que François Hollande, président du Conseil général, et Jean-Paul Denanot au nom du Conseil régional ont alercté les ministres de l’Economie et de l’Industrie.

France 3 - 6 septembre 2011


Les salariés d’A Novo dans la rue

Les salariés d’A Novo ont défilé dans les rues de Brive, hier après-midi. Ils ont également reçu des soutiens du monde politique et syndical.

À l’heure où le tribunal de commerce de Beauvais tenait une audience pour faire un point d’étape sur la situation du groupe A Novo, les salariés du site de Brive ont débrayé massivement, hier après-midi.

Surtout, et pour la première fois depuis la mise en redressement judiciaire de leur entreprise en juillet dernier, ils ont exprimé leurs inquiétudes en dehors des murs de leur usine.

Profitant d’une rencontre programmée de leurs élus du personnel avec le sous-préfet, ils ont défilé en cortège jusqu’au centre-ville avec force banderoles. « Une façon d’exprimer notre solidarité », soulignait Pierre Jarnolle, un élu du Comité d’entreprise.

De la solidarité, les salariés d’A Novo en ont également obtenu de la part de l’extérieur. Patricia Bordas, 1re adjointe au maire, et Camille Lemeunier, conseillère municipale, sont venues témoigner du soutien de la mairie. Le Conseil régional suit également pas à pas l’avancée du dossier A Novo.

Une délégation de la CGT et de Terre de Gauche, avec à sa tête le conseiller régional Christian Audouin et le conseiller général Alain Vacher, était également présente sur place.

Par ailleurs, la section locale du Parti Communiste fait circuler une pétition qui a déjà reçu une centaine de signatures.

" Ils ne souhaitent pas durcir leur mouvement "

Les salariés en grève ont apprécié cette vague de soutiens dans une période où ils disent n’avoir « ni de nouvelles inquiétantes, ni de nouvelles rassurantes sur leur avenir ».

Pour autant, ils ne souhaitent pas durcir leur mouvement et continueront à se faire entendre par des actions ciblées. Il faut y voir là une volonté de montrer aux yeux de tous, et notamment des donneurs d’ordre éventuellement tentés de se détourner d’A Novo, leur sens des responsabilités.

À l’heure où des repreneurs peuvent se manifester pour un plan de reprise, il s’agit de ne pas pratiquer la politique de la terre brûlée.

Les élus du personnel sont néanmoins déterminés à sauver tous les emplois. « Nous ne voulons pas d’une solution a minima », déclarait hier Pierre Jarnolle.

La Montagne - 7 septembre 2011


Licenciement du tiers des salariés chez Anovo

9 décembre 2011

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Ce sont finalement 119 salariés d’Anovo qui se sont vus signifier mercredi leur licenciement. Pour les élus du CE, la lutte continue pour pérenniser les emplois.

Tandis que le préfet Sophie Thibault annonçait, mercredi, le dispositif d’accompagnement individuel de l’Etat au profit des salariés d’Anovo, ces derniers étaient convoqués par la direction. 119 employés de l’entreprise spécialisée dans les technologies de la communication ont été réunis dans une salle, où il leur a été annoncé qu’une lettre de licenciement arriverait très prochainement dans leur boîte aux lettres. Pour Pierre Jarnolle, élu du comité d’entreprise, l’organisation de cette réunion s’est faite " en accord avec le CE. L’ambiance était devenue assez insupportable. Tout le monde se regardait, se posait des questions ".

Hier matin, ce sont donc 119 salariés qui n’ont pas rejoint leurs camarades dans les ateliers. Un chiffre revu à la baisse puisque l’Etat était parti dans un premier temps sur 131. " On grignote quelques emplois petit à petit ", poursuit Pierre Jarnolle.

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