Sanofi : manifestation contre la suppression de postes de visiteurs médicaux

Dimanche 12 décembre 2010, par cclpv // Sanofi

Une centaine de salariés de Sanofi-Aventis se sont rassemblés jeudi devant le siège du laboratoire pharmaceutique à Paris pour dénoncer la "stratégie financière" et le nouveau plan de suppressions de postes dans l’activité de visite médicale.

Les neuf syndicats de Sanofi-Aventis avaient appelé à ce rassemblement symbolique, à l’occasion d’un comité de groupe, trois jours après l’annonce de la suppression de 575 emplois dans l’activité de visite médicale, déjà touchée par des plans en 2006 et 2008.

Les syndicats chiffrent eux à 917 le nombre de suppressions de postes, en tenant compte des positions laissées vacantes.

"Nous assistons peu à peu au démantèlement de Sanofi-Aventis en France", a déploré Olivier Amat, délégué CGT. "Nous étions plus de 5.000 dans la visite médicale au moment de la fusion de Sanofi avec Aventis en 2005. Là, nous allons tomber à moins de 2.400 (siège et visiteurs)", déplore-t-il.

Devant l’entrée du siège de Sanofi-Aventis, situé dans le XIIIe arrondissement, un cordon d’une dizaine de CRS avaient pris position et faisait face aux salariés, mais aucune tension n’était perceptible.

"La visite médicale est de nouveau touchée, tout comme la recherche et la production : nous demandons l’arrêt des plans et la remise en cause d’une stratégie financière qui consiste à privilégier les actionnaires au détriment des salariés", a renchéri Thierry Bodin, coordinateur CGT pour le groupe.

Pour Philippe Guérin-Petrement, responsable FO, "Sanofi a été l’une des entreprises la plus profitable du CAC 40 en 2009, elle fait des milliards de profits et elle massacre les emplois".

Dans une déclaration commune lue lors du comité de groupe, les syndicats ont interpellé la direction sur "le choix de sacrifier les hommes et les femmes qui ont fait la réussite de notre entreprise sur l’autel des profits et de la recherche de l’accroissement irraisonné des dividendes".

Lundi, à l’occasion de l’annonce de nouvelles suppressions de postes, la direction a fait valoir "des changements assez profonds" dans le secteur de la visite médicale, mettant en avant la concurrence accrue des médicaments génériques, un contexte réglementaire plus difficile et les velléités des gouvernements de faire des économies en matière de dépenses de santé.

Depuis l’arrivée de son directeur général, Chris Viehbacher, il y a deux ans, le groupe est aussi engagé dans un vaste plan destiné à économiser 2 milliards d’euros en 2013 par rapport à 2008.

AFP 10/12/2010

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