Fralib : la lutte continue

Mardi 28 septembre 2010, par cclpv // Unilever

Bonsoir à tous,

Voilà c’est reparti, pas de répit dans la lutte des classes. La direction a annoncée, ce matin, son intention de fermer le site de Gémenos (Bouches-du-Rhône) : 182 familles concernées et environ 50 emplois induits.

Les salariés réunis en assemblée générale ont décidé de ne pas répondre aux provocations multiples de la direction. Maintenant, ce sont 2 huissiers en permanence dans l’entreprise dont 1 dans l’atelier.

Une chose est certaine les informations économiques données aujourd’hui par la direction pour justifier ce projet ne tiennent absolument pas la route.

Notre entreprise, les salariés qui la composent ont démontré (et vont continuer à le faire) que cette usine est performante.

Le thé de l’ELEPHANT à 118 ans d’existence à MARSEILLE puis GEMENOS, nous ne laisseront pas casser, nous ne nous laisserons pas voler notre outil industriel.

Nous prendrons le temps de la réflexion pour mener la lutte contre UNILEVER à la hauteur de cette nouvelle attaque.

Nous serons présents, avec les salariés, le 2 octobre en manifestation à Marseille et pour certain en grève puisque notre équipe de week-end travaillent le samedi.

A bientôt

Les élus CGT de FRALIB



Gémenos : Fermeture annoncée de Fralib

182 emplois sont sur la selette à Fralib, après l’annonce de la fermeture prochaine du site.

Unilever France a annoncé son intention de fermer son usine Fralib de Gémenos, seul site en France à fabriquer les thés Lipton et infusions Elephant, qui emploie 182 salariés, pour manque de compétitivité.

La direction de Fralib a présenté aux représentants du personnel, au cours d’une réunion du comité d’entreprise, son projet de "réorganisation industrielle". "Après avoir étudié toutes les alternatives possibles, Unilever est contraint d’envisager l’arrêt des activités de Fralib à Gémenos".

Problème de compétitivité pour la direction

L’entreprise justifie ses intentions par "les difficultés structurelles d’Unilever sur le marché du thé et des infusions en Europe de l’Ouest" et les problèmes de compétitivité du site.

Selon elle, Unilever a perdu en 6 ans 20% de ses parts de marché dans les trois zones (France, pays nordiques, Italie) où est vendu l’essentiel des productions de Fralib, face à la progression notamment des marques de distributeurs. Pour le groupe, la demande des consommateurs pourrait être satisfaite par les productions de ses usines de Bruxelles, Pologne et Grande-Bretagne, tandis que l’usine de Gémenos représente aujourd’hui 27% des coûts pour 5,1% des volumes de production européens.

Un projet injstifié pour les syndicats

"Ce projet est totalement injustifié, et ne tient pas la route", a réagi Olivier Leberquier, représentant de la CGT, indiquant que les personnels allaient travailler avec des experts pour faire valoir leurs arguments économiques. "L’usine est rentable. Le coût total des salaires, cotisations sociales et patronales incluses, représente 15 cents par boîte de thé ! A part travailler bénévolement, on ne voit pas ce qu’on pourrait faire de plus", a-t-il ajouté. Un nouveau CE devrait se tenir le 21 octobre.

France 3 - 28/09/2010

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