Victoire des salariés de Piper-Heidsieck à Reims

Samedi 25 septembre 2010, par cclpv // Piper-Heidsieck

Après une semaine de grève en pleine vendange, les salariés de la maison de champagne Piper-Heidsieck ont signé un protocole d’accord avec la direction hier midi. Et ils sont très satisfaits.

Invoquant une baisse de 42% de son chiffre d’affaires depuis mars 2009, la direction de Piper-Heidsieck (groupe Rémy-Cointreau) avait annoncé en avril dernier la suppression de 39 postes, principalement en production, sur les 160 que compte la maison de champagne.

- La mobilisation des salariés de Piper-Heidsieck a payé, se félicite le délégué CGT Olivier Gaudry (0’58")

- L’émotion de Gilles Lemaire, salarié chez Piper-Heidsieck depuis 36 ans (0’36")

Alors que les vendanges battent leur plein, les salariés avaient alors décidé vendredi dernier une grève illimitée ainsi que le blocage du site de production et des cuveries à Reims. Objectif : dénoncer les modalités d’application du plan social, touchant un quart des effectifs.

Soutenus par des confrères du vignoble champenois venus manifester à leurs cotés, les salariés de Piper-Heidsieck ont finalement obtenus gain de cause. La direction est revenue sur les 39 suppressions de poste et dans le plan social on ne parle plus désormais que de départs volontaires. " La solidarité et la lutte ont payé ", se félicite Olivier Gaudry, délégué CGT. La direction a également renoncé à poursuivre cinq salariés qui avaient été assignés pour entrave devant le TGI de Reims.

France Info 25/09/2010


Fin du conflit chez Piper-Heidsieck

Les syndicats et la direction de la maison de champagne Piper-Heidsieck (groupe Rémy-Cointreau) à Reims sont parvenus à un accord mettant fin à une semaine de grève et au blocage du site de production, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

"La direction a renoncé au plan social visant la suppression de 39 postes et nous gardons notre prime d’intéressement, c’est une victoire totale" a déclaré à l’AFP Olivier Gaudry, le délégué CGT de Piper-Heidsieck.

Selon Caroline Substelny, l’avocate du comité d’entreprise, l’accord conclu jeudi midi écarte tout licenciement contraint et "ne porte que sur un plan de départs volontaires de 39 personnes étalé sur trois ans et sans porter atteinte aux avantages financiers acquis".

En avril dernier, invoquant une baisse de 42% de son chiffre d’affaires, la direction de Piper-Heidsieck avait annoncé la suppression de 39 postes sur les 160 que comptent la maison de champagne.

En contrepartie d’un plan de départs volontaires, la direction avait proposé aux salariés une prime d’intéressement calée sur les résultats de l’entreprise, avec une garantie de 10.000 euros sur trois ans, ce que refusait les syndicats.

"Nous voulions un contrat d’intéressement en ligne avec la situation de l’entreprise mais nous avons fini par trouver un équilibre et les départs volontaires éviteront un impact social lourd", a expliqué Anne-Charlotte Amory la présidente de Piper-Heidsieck.

Le blocus qui interdisait l’accès du site de production et des cuveries aux camions-citerne remplis de jus de raisin a été levé jeudi en début d’après-midi et le travail devrait reprendre dès lundi, selon les syndicats.

Par ailleurs, la direction a renoncé à poursuivre cinq salariés qui avaient été assignés pour entrave devant le TGI de Reims.

Le champagne Piper-Heidsieck, qui appartient depuis 1988 au groupe Remy Cointreau, exploite un domaine de 65 hectares de vignes pour une production de 9 millions de bouteilles (dont 80% pour l’export). Son chiffre d’affaires en 2009 était de 138 millions d’euros.

Le Point 23/09/2010

Répondre à cet article