324 suppressions de postes à T-Systems

Jeudi 16 septembre 2010, par cclpv // T-Systems

La filiale de l’allemand Deutsche Telekom va supprimer un emploi sur cinq.

Les plans sociaux ne sont pas terminés en France. Le personnel de T-Systems va s’en apercevoir jeudi après-midi. La filiale de l’allemand Deutsche Telekom, qui emploie 1585 personnes en France va annoncer la suppression d’un poste sur 5 dans l’Hexagone dans huit sites.

T-Systems emploie 1585 personnes en France, essentiellement des informaticiens qui préparent des logiciels pour l’industrie, gèrent les parcs informatiques de grands groupes. Les principaux clients s’appellent Airbus, Volkswagen ou Sage, des géants de la l’automobile, de la banque et de l’assurance.

Déjà des restructurations

Mais le groupe va mal chaque année. T-Systems a déjà restructuré d’autres filiales à l’étranger et s’attaque aujourd’hui à la France. Le plan est lourd, 324 suppressions de postes. Les sites de Villepinte et La Défense en région parisienne ainsi que Nantes et Lyon seront sans doute les plus touchés.

Laurence Wilhem, la délégué centrale CFDT n’est malheureusement pas surprise par l’annonce qui se prépare : "on sait que Deutsche Telekom fait tous les mois un chèque à l’entreprise pour qu’il nos paient nos salaires".

Un guichet de départ volontaire devrait être mis en place mais beaucoup d’informaticiens ont déjà commencé à chercher du travail ailleurs depuis des mois. Pas de grandes grèves en perspective donc pour T-Systems, plutôt une mort lente de l’aveu des salariés.

Europe 1 - 01/09/2010



Inquiétude pour l’emploi chez T-Systems Nantes

La société de services informatiques a annoncé un plan social. Le site de Nantes, qui emploie 79 salariés, pourrait être particulièrement touché.
« Le site de Nantes risque d’être fortement impacté », indique Michel Decossas, de la CFDT. Un plan social a été annoncé aux salariés de la société T-Systems en France. L’information a été révélée par Europe1.fr.

Le plan pourrait entraîner la suppression de 324 postes sur près de 1 600 dans l’Hexagone d’ici la fin de l’année. Cette société de services informatiques, notamment spécialisée dans les technologies associant informatique et télécommunications, est une filiale du géant allemand Deutsche Telekom.

À Nantes, 79 salariés travaillent au Perray, dans les quartiers Est : « On s’inquiète », confie l’un d’eux. Un poste sur deux serait menacé à Nantes, ce que la direction ne confirme pas.

Cette dernière justifie ce plan par son souhait d’améliorer la compétitivité de l’entreprise. T-Systems France connaît des pertes depuis plusieurs années : « Nous avons subi la baisse du marché des services informatiques, explique la direction. Deutsche Telekom s’est investi pour nous soutenir. » D’où le projet de faire appel à des ressources humaines dans des pays émergents pour certaines tâches, tout en maintenant en France une production importante. « Nous avons l’intention d’y investir dans de nouvelles technologies et de mettre en place les qualifications nécessaires. »

De son côté, la CFDT, échaudée par ce deuxième plan social après celui de 2009 qui avait concerné une cinquantaine de postes en France, demande « davantage que des promesses ». « Nous voulons un engagement écrit sur un plan de formation des salariés afin qu’ils puissent se mettre à niveau, par rapport aux nouvelles demandes du marché », lance le syndicaliste Michel Decossas. Et pour les salariés qui vont perdre leur emploi, la CFDT demande « des mesures d’accompagnement leur permettant de rebondir ». La direction précise que ceux-ci seront aidés par des cabinets spécialisés.

Ouest france 02/09/2010

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