Le CE de STPI vote contre le licenciement du délégué CGT

Mercredi 28 juillet 2010, par cclpv // STPI

De nombreux représentants des sections syndicales CGT de STPI (société sous-traitante travaillant sur les sites PSA de Sochaux et Mulhouse), de Peugeot-Sochaux et Peugeot-Mulhouse se sont retrouvés hier après-midi devant le siège de la société STPI à Technoland Étupes.

C’est là que devait se tenir une réunion extraordinaire du CE lequel devait se prononcer sur la procédure de licenciement engagée par la direction à l’encontre d’Abdelali Marsani. Délégué CGT à STPI Mulhouse et secrétaire du CE STPI Sochaux-Mulhouse, ce dernier est en effet sous le coup d’une procédure de licenciement : « La direction l’accuse d’avoir empoigné un salarié de l’entreprise. Lors de l’entretien préalable, Abdel Marsani a démenti ces accusations. À l’heure de ce soi-disant incident, il n’était pas avec la personne qui l’accuse mais dans le bureau du chef d’équipe, ce que ce dernier atteste », souligne Bruno Lemerle de la CGT Peugeot-Sochaux.

Une volonté de décapiter la section CGT

Il s’agit pour le syndicat « d’une volonté de décapiter la section CGT de STPI Mulhouse, car les accusations ne tiennent pas la route. Nous le démontrerons et ferons en sorte qu’il garde son emploi ».

Avis partagé par Abdelali Marsani : « Il s’agit d’enlever quelqu’un qui gêne » a-t-il déclaré avant d’être reçu, avec une délégation, par la direction de STPI. Une entrevue qui a débouché sur un statu quo, comme le notait Abdelali Marsani à sa sortie des bureaux : « La direction maintient en effet son processus de licenciement et veut aller jusqu’à l’inspection du travail. Nous lui avons pourtant expliqué la situation, fait part des témoignages. Mais M. Limbach, le DRH, et la direction restent scotchés sur leurs points de vue. Ce n’est pas la vérité qu’ils cherchent ».

« Nous avons également souligné qu’Abdelali est un représentant actif et respecté et nous leur avons assuré que l’ensemble de ses camarades était à ses côtés », poursuit Bruno Lemerle tout en demandant à tous les salariés présents de rester sur le site avant le CE extraordinaire qui s’est déroulé dans la foulée. Un CE qui a finalement voté contre ce licenciement.

La direction de son côté a indiqué qu’elle allait procéder à de nouvelles vérifications avant de décider si elle transmettait le dossier à l’inspection du travail. La CGT considère « qu’il serait raisonnable que la direction renonce à cette procédure qui ne peut que dégrader le climat dans l’entreprise ».

Le Pays 27/07/2010

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