Manifestation des ex-New Fabris devant la mairie de Chatellerault

Samedi 31 juillet 2010, par cclpv // New-Fabris

Quelque 80 anciens salariés de l’équipementier automobile New Fabris , selon les organisateurs, se sont rassemblés vendredi devant la mairie de Chatellerault pour protester contre l’inertie des autorités un an après la fermeture de leur usine, a constaté l’AFP sur place.

"Où sont les emplois un an après ?", demandait une des banderoles déployées par les manifestants.

L’été dernier, les salariés de l’entreprise placée en liquidation judiciaire avaient menacé de faire sauter l’usine avec des bonbonnes de gaz s’ils n’obtenaient pas une prime de 30.000 euros chacun. Le 31 juillet 2009, après un mois de résistance, ils acceptaient 12.000 euros.

Sur les 366 licenciés, 26 sont partis en pré-retraite, seule une trentaine a retrouvé un emploi, d’autres sont en intérim ou en formation. "290 sont restés au bord de la route alors que le ministre Christian Estrosi avait dit qu’il ne laisserait tomber personne lors de sa visite en septembre dernier", s’est indigné Guy Eyermann, ex-délégué syndical CGT depuis élu conseiller régional sur la liste PS de Ségolène Royal.

De son côté, le ministère de l’Industrie assure que "l’Etat a apporté un appui exceptionnel au bassin d’emploi de Chatellerault" depuis la fermeture de l’usine, avec différents mécanismes d’aide pour les salariés, de formation, de soutien à la création d’emplois et à la revitalisation économique.

"Grâce à cette mobilisation massive, l’objectif de création de 400 emplois que j’avais annoncé sera dépassé", grâce notamment à l’installation prévue d’une entreprise, Délipapier, assure M. Estrosi dans une récente lettre dont l’AFP a eu copie.

Créée en 1947 par Eugène et Quentin Fabris, l’usine était au départ un petit atelier de mécanique produisant des arbres à came de machines à coudre.

Fabris s’est ensuite développé et diversifié pour compter jusqu’à 800 salariés au début des années 1990 avant de sombrer avec la crise.

Depuis, certains anciens salariés se retrouvent tous les mois dans un local de la CGT à Chatellerault. "On garde le contact, on parle, on voit où on en est, ça fait un bien énorme", explique Guy Eyermann.

Le Conseil régional s’est engagé à racheter le site industriel mais la situation est bloquée car le liquidateur en demande 1,5 million d’euros, selon l’ancien délégué syndical.

AFP 30/07/2010

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