Thomson (Technicolor) Rennes : les salariés soutiennent leurs élus

Jeudi 22 juillet 2010, par cclpv // Technicolor (Thomson)

Mardi, les salariés rennais de Grass Valley ont débrayé une heure pour soutenir les élus du comité central d’entreprise ayant repris les négociations avec la direction de Technicolor. Ces négociations étaient suspendues depuis le 13 juillet. D’après l’intersyndicale rennaise (CFDT-CGT-FO-SUD), favorable à un maintien des emplois sur le site rennais pour un surcoût estimé à 2,2 millions d’euros, « les élus ont démontré que l’activité est viable et que l’on peut retrouver un résultat opérationnel positif dès 2012 ».

Les syndicats de Grass Valley condamnent toujours le plan social et réclament que les mesures d’accompagnement données aux salariés français soient au moins égales aux mesures déjà données aux salariés néerlandais et allemands « comme promis ».

De leur côté, les salariés ont créé une association nommée « 182 mains pour demain », et lancé un appel aux dons pour soutenir les salariés mis en difficulté financière par le dégrèvement des jours non travaillés sur leur salaire.

Ouest France 21/07/2010

- Plus d’infos sur le PSE sur le blog de Dany


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Brest - Thomson Grass Valley : Grève reconduite en septembre

Après douze jours de grève, 20 des 30 salariés de Thomson Grass Valley bloquaient encore, hier, l’accès à leur entreprise. La dernière journée des négociations, tendue, aétéjugée improductive. Lemouvement sera reconduit enseptembre.

« Nous, les salariés brestois de Thomson (Technicolor, depuis janvier, NDLR), sommes déterminés àsoutenir les propositions de nos élus, à Paris. Nous voulons garder notre emploi et, puisque la direction semble décidée à supprimer 22 postes (sur 73), nous voulons obtenir les meilleures conditions d’indemnisation de départ », a soutenu Christine Le Gall. Hier, à l’occasion de la dernière journée des négociations avec la direction, àParis, les salariés brestois avaient demandé, par le biais de leurs élus et représentants syndicaux, la révision à la hausse des indemnités de licenciement fixées la semaine passée : outre les indemnités légales, ils ont réclamé des indemnités supra légales de 40.000 EUR par personne, plus un mois de salaire par année d’ancienneté. « La direction a réagi très vite, assurant que les propositions faites jeudi étaient fermes et définitives. Que celles-ci n’entraient pas dans l’enveloppe », indique Patricia Le Gallou.

La CGT quitte la négociation

Le représentant CGT a alors quitté la table des négociations, après que ses collègues de l’intersyndicale ont accepté de réviser à la baisse leurs exigences. « Ils sont 18 à Paris ànous représenter face à la direction, ils peuvent se serrer les coudes et rester fermes. Nous et nos collègues de Rennes sommes en grève depuis des jours pour les assurer denotre soutien maximum et, là,ilsfont une proposition à peine supérieure à celle de la direction », ont dit, très en colère aussi, les salariés présents sur le site du Technopôle. « Certes, la période est très difficile car la direction met beaucoup de pression, mais nous ne lâcherons pas et nous prolongerons le mouvement en septembre, quelle que soit l’issue définitive des négociations ». Car, pour Christine Le Gall, « le plan de restructuration présenté n’est pas industriel. Il est financier. Et nous savons qu’il y a de l’argent mal redistribué ».

Une table ronde à Rennes jeudi

Autre inquiétude, purement brestoise, celle-là : « Pour tenter de trouver des solutions à la situation actuelle, une table ronde se tiendra à Rennes, jeudi, avec le préfet derégion, des représentants deladirection de Technicolor, avec Jean-Yves Le Drian, président de larégion, et des élus du personnel de Rennes. Ceux de Brest, en revanche, ne sont pas conviés... ». En soirée, hier, les élus du personnel et syndicaux tentaient encore de repousser à la fin de la semaine le délai de signature de l’accord-cadre, qui autoriserait la direction àentamer la procédure de licenciements et à appliquer les conditions du Plan social d’entreprise (PSE) dans les filiales de Technicolor. Ladirection insistait, elle, pourqu’ilsoit signé sur-le-champ, comme programmé...

Le Télégramme 14/07/2010

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