La CGT de General Motors Strasbourg dénonce les pressions inadmissibles de la direction

Dimanche 25 juillet 2010, par cclpv // General Motors

Communiqué de presse du 22 juillet 2010

Strasbourg, le jeudi 22 juillet 2010

La CGT de General Motors Strasbourg dénonce les pressions inadmissibles de la direction

Ce jeudi 22 juillet, dans l’après midi, une trentaine de cadres et techniciens sont venus devant le local syndical de la CGT pour donner l’ordre aux délégués syndicaux de signer l’accord pour lequel la direction veut à tout prix arracher la signature des quatre syndicats présents dans l’entreprise ce vendredi 23. Un directeur dans une réunion de chefs de service a nommé les deux délégués syndicaux CGT en disant qu’ils ne doivent pas sortir de l’usine le vendredi 23 tant qu’ils n’ont pas signé cet accord.

Par ailleurs, l’UIMM, patronat de la métallurgie, et le ministère du travail ont essayé de faire pression sur le Secrétaire général de la métallurgie de la Fédération CGT, pour qu’il intervienne pour faire signer les délégués CGT de GM Strasbourg, ce qu’il a refusé

La CGT dénonce les méthodes d’intimidation utilisées par la direction qui s’apparentent à celle des gangsters. La direction de GM utilise son personnel d’encadrement comme hommes de main pour mener sa guerre contre ceux qui la gênent dans ses grandes manœuvres pour voler aux travailleurs le peu qu’elle leur laisse.

Ces menaces ne peuvent pas faire changer d’avis les délégués de la CGT qui refusent le recul social.

Syndicat CGT General Motors Strasbourg
Le 22 juillet 2010


Communiqué de presse du 28 juillet 2010

Strasbourg, le 28 juillet 2010

Face à l’annonce erronée par de nombreux médias et politicien(ne) selon lesquels la CGT aurait signé, voici la réalité :

Oui, la CGT a signé ce mercredi 28 juillet 2010 un document.
Ce document est issu de négociations entre la direction de GMCompany représentée par Stephen Jenkins et le Directeur de la direction départementale du travail.

La direction de GM Company, représentée par Stephen Jenkins a signé ce document par lequel elle recule sur sa prétention à obtenir la signature des quatre syndicats pour engager les négociations d’acquisition de GM Strasbourg par GM Company.

Que la direction et certaines personnes communiquent que la CGT a signé « l’accord » est un mensonge de plus.
Ces gens ne veulent évidemment pas reconnaître qu’ils ont dû reculer car ils perdraient la face.

Par cet engagement, GMCompany reconnaît à la CGT le droit de ne pas signer le recul social qu’elle impose.

Quant à la petite phrase par laquelle nous renonçons à contester l’accord, c’est une farce car pour contester un accord, il faut avoir plus de 50% des voix aux élections professionnelles. Ce qui n’est pas notre cas !

Nous n’avons cessé de dénoncer ces exigences devant tous les salariés et : nous n’en sommes pas signataires (écrit noir sur blanc dans l’accord d’engagement) !

Ce recul de GENERAL MOTORS COMPANY montre que rien ne peut obliger des travailleurs et leurs organisations syndicales à s’incliner devant les diktats patronaux.

Syndicat CGT General Motors Strasbourg
Le 28 juillet 2010


Communiqué de presse du 20 juillet 2010

Strasbourg, le 20 juillet 2010

A l’attention de toutes les rédactrices et rédacteurs en chef de l’information.

Les résultats du référendum ont montré que la volonté de la direction est loin de faire l’unanimité puisque 268 salariés sur 929 votants ont exprimé leur refus de voir baisser leurs revenus de 10% pour une reprise hypothétique de l’usine de Strasbourg par GM Company.

Ils n’acceptent pas le chantage de la direction qui vise avant tout à faire porter par les salariés de nouveaux sacrifices pour augmenter la part des profits. Et ceux qui
ont voté « oui » au référendum l’ont fait le couteau sous la gorge, sous la menace du chantage scandaleux de GM de ne pas reprendre l’usine.

Il n’est pas question pour la CGT de donner son accord à la baisse de la masse salariale, c’est à dire à la dégradation des conditions d’existence des travailleurs.

D’autant que rien ne le justifie : tant l’usine de Strasbourg que le groupe GM font des bénéfices. Et ceux qui font la promesse de reprise à condition de baisser la masse salariale ont fait le même genre de promesse aux travailleurs de GM Anvers… qui va fermer d’ici la fin de l’année.

Syndicat CGT General Motors Strasbourg
Le 20 juillet 2010

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