Chez Playtex, c’est l’emploi qui est élastique

Vendredi 2 juillet 2010, par nico // Playtex

Les ouvrières de la marque de soutiens-gorge ont fait du bruit, hier, devant le siège, à Levallois-Perret. Elles défendent leurs emplois.

Les salariés de la marque de sous-vêtements de l’usine de La Tour-du-Pin (Isère) ont profité de la tenue du comité central d’entreprise (CCE), au siège, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) pour venir manifester en région parisienne. Si 74 suppressions de postes sont d’ores et déjà envisagées, cette journée est décisive pour l’avenir du site avec la présentation d’un rapport d’expertise réalisé par le cabinet Secafi. Dehors, soutiens-gorge et culottes par-dessus leurs vêtements, les salariés de la dernière usine Playtex de France refusent de rester sur le carreau.

Depuis l’annonce par le groupe DBA (auquel appartient aussi Dim) de la fermeture du site, des grèves tournantes se sont succédé. 100 % des salariés ont participé à ses actions démarrées début juin. Les petites mains de Playtex, en majorité des femmes de quarante à cinquante ans, s’inquiètent pour leur reclassement. «  Beaucoup pensent qu’il n’y a rien pour elles après  », soupire Josiane Blanc, de la fédération CGT textile, habillement, cuir. D’après le syndicat, une partie des salariés du siège, aussi concernés par les suppressions de postes, se sont joints au mouvement.

l’humanité le 02/07/2010

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