Fin de la séquestration de patrons chez Jacob Delafon

Vendredi 2 juillet 2010, par cclpv // Jacob Delafon

Les cadres, retenus par des salariés depuis la nuit dernière, ont finalement quitté l’usine de Brive-la-Gaillarde en fin de journée, après la rédaction d’un protocole d’accord.
La préfecture de la Corrèze l’annonce fièrement : “un protocole d’accord a été conclu, tout le monde est rentré chez soi” . Un compromis a été trouvé, qui satisfaittout le monde, notamment sur le montant de la prime de licenciement des 139 salariés de Jacob Delafon, à Brive-le-Gaillarde.

De source syndicale, on a précisé que le protocole d’accord, qui doit être signé vendredi, prévoit une indemnité supra-légale de 30.000 euros. Une somme non confirmée par la direction.

Les salariés bloquaient leur usine depuis 1 heure du matin, et retenaient le président de Kohler France (société propriétaire de Jacob-Delafon), le directeur du site de Brive-la-Gaillarde, le directeur des ressources humaines et le chef de fabrication.
Tous sont donc rentrés sans heurts.

France Info 01/07/2010


Jacob Delafon : le patron retenu par ses salariés en colère

Brive-la-Gaillarde (Corrèze), les 139 salariés de Jacob Delafon, célèbre fabricant de toilettes et lavabos, retiennent leur patron depuis le milieu de la nuit. Mouvement de colère après l’échec de négociations sur le montant des primes qui seront versées aux salariés lors de la fermeture du site, prévue cet été.

L’ambiance est tendue, mais il n’y a pas de violence, selon la direction et les syndicats.
Depuis 1h du matin à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), les 139 salariés de Jacob Delafon retiennent le président de Kohler France, le directeur de l’usine de Brive ainsi que le DRH et le chef de fabrication.

Une action coup de poing décidée à l’issue d’une quinzaine d’heures de négociations infructueuses avec les dirigeants de l’entreprise, dont la fermeture est programmée pour cet été. Les discussions achoppent sur le montant des primes "supralégales" (supérieures au minimum légal), indique un porte-parole de l’intersyndicale. Selon lui, "c’est l’affaire de 4 à 5.000 euros par personne".

Le sous-préfet de Brive et la direction du travail sont sur place, pour tenter de renouer les fils du dialogue.

La fermeture du site spécialisé dans le production de céramiques sanitaires est programmée pour fin août. Elle laissera 139 salariés et quelque 22 intérimaires sur le carreau.

France Info 01/07/2010

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