La grève des postiers aura duré deux mois

Jeudi 1er juillet 2010, par nico // La Poste

La grève lancée le 26 avril à Châtillon par les syndicats SUD-PTT et CGT a pris fin hier matin. Le mouvement avait gagné Clamart le 30 avril, Asnières le 4 mai et Bois-Colombes le 14 juin.

Représentants syndicaux et direction de la Poste ont signé hier un protocole d’accord qui met fin à deux mois de perturbations. Les postiers avaient cessé le travail pour protester contre les conséquences de Facteurs d’avenir. Ce programme national de réorganisation de la Poste induit une diminution du nombre de tournées pour répondre à la baisse continue de plis postaux au profit de l’envoi de courriels par Internet.

La direction du courrier des Hauts-de-Seine « se félicite de la signature du protocole de fin de conflit ». « Depuis le début, une trentaine de rencontres locales et départementales — dont onze dans le cadre du protocole de sortie de conflit — ont eu lieu », précise-t-elle. Un dialogue social qui a néanmoins mis du temps à se nouer et à porter ses fruits.

Le bras de fer entre syndicats et direction aura été sans merci. Avec, en point d’orgue, l’occupation de la direction départementale de Nanterre le 10 mai. Un épisode qui vaudra à Olivier Besancenot et quinze autres postiers de comparaître pour « séquestration » en juin 2011 devant le tribunal correctionnel de Nanterre.

Ils ont obtenu le maintien des emplois

Les propositions formulées par la Poste le 6 mai ont fini par convaincre les grévistes de mettre fin à leur action. « On a décidé hier matin en assemblée générale de suspendre le mouvement, confirme Gaël Quirante, secrétaire départemental SUD-PTT. Nous avons obtenu le maintien des emplois et de 30% à 50% des tournées, ainsi que le passage en contrat à durée indéterminée (CDI) de plusieurs collègues. »

Les usagers ne sont malheureusement pas au bout de leurs peines, car des divergences de fond persistent entre la Poste et SUD-PTT et la CGT. « Avec la privatisation de la Poste qui se profile, on n’en a pas terminé avec les restructurations, dénonce Gaël Quirante. Nous repartirons donc en grève. Nous devons désormais éviter les bagarres isolées, par villes ou par départements, et mobiliser d’autres partenaires. »

Le Parisien le 01/07/2010

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