Les dirigeants de Faurecia retenus par leurs salariés à Saint-Nicolas-de-Redon

Vendredi 18 juin 2010, par cclpv // Faurecia

Un mouvement social a secoué l’unité de l’équipementier automobile Faurecia à Saint-Nicolas-de-Redon, hier. Les salariés ont retenu leurs cadres à partir de 16 h. Au même moment, le personnel de Bobcat à Pontchâteau était reçu à la sous-préfecture de Saint-Nazaire après avoir séquestré leurs dirigeants la nuit précédente. Le blocus a été levé chez Faurecia en milieu de soirée, à 21 h. Le mouvement pourrait reprendre lundi.

Presse Océan 19/06/2010


Grève générale sur le site de Faurecia à Saint-Nicolas-de-Redon

La grogne couvait depuis longtemps chez les salariés de l’équipementier automobile. Au début du mois, les employés avaient déjà ralenti les cadences. Mais là, on monte d’un cran. À 16 h 30, cet après-midi, les syndicats faisaient une annonce retentissante : grève générale, et blocage du site de production de Faurecia à Saint-Nicolas-de-Redon. « Ca faisait longtemps que l’abcès devait crever. » C’est en ces termes que Liilan Brunet, délégué syndical de la CGT, explique le vote à la majorité des salariés d’un nouveau mouvement de grève sur le site Faurecia de Saint-Nicolas-de-Redon. En cause ? « La relocalisation de certains outils de productions vers d’autres usines », indique Jean-Pierre Robert, délégué CFDT.

Les salariés reprochent à la direction générale de Faurecia, en visite sur le site aujourd’hui, de déplacer le montage des sièges destinés à des véhicules Renault, avant même la fermeture définitive du site nicolasien, prévue pour juin 2011. Les syndicats craignent que cette relocalisation n’entraîne un déplacement des emplois vers d’autres sites du groupe. « Pourquoi enlever ces deux chaînes dès maintenant ? Ils s’étaient engagés à maintenir un effectif constant », s’insurge Jean-Pierre Robert. En fin d’après-midi, l’activité était presque totalement arrêtée, et sa reprise immédiate semblait compromise. Les syndicats annoncent que le mouvement de grève se poursuivra la semaine prochaine, avec le blocage du site, dès lundi à 5 h. Une revendication : « Nous voulons que les moyens et l’effectif soient maintenus jusqu’en 2011 », déclare Lilian Brunet.

Ouest France 18/06/2010

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