Sursis pour les salariés de Brodard Graphique

Mardi 8 juin 2010, par nico // Brodard Graphique

Les 164 salariés de l’imprimerie columérienne,menacés par un plan social, connaîtront leur avenir le 5 juillet.Deux repreneurs seraient encore sur les rangs.

Les salariés de Brodard Graphique devront encore attendre quelques semaines pour être fixés sur leur sort. Hier, le tribunal de commerce de Meaux a renvoyé sa décision sur l’avenir de l’entreprise de Coulommiers au 5 juillet. Les éventuels repreneurs, eux, ont jusqu’au 25 juin pour préciser leurs demandes ou faire de nouvelles offres.

Le mois dernier, Jean-Paul Maury, directeur du groupe du même nom, avait annoncé la cession de l’imprimerie columérienne et de ses 164 employés encore en poste. Et ce après six mois de tractations et un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) accepté à contrecœur. Depuis, sur la quinzaine de candidats à la reprise qui se sont fait connaître, seuls deux resteraient en course.

Selon nos informations, il s’agirait de Circle Printer, tout d’abord, déjà propriétaire de plusieurs sites dans le département, notamment à Mary-sur-Marne, mais dont l’offre est à minima, tant en termes de personnels que de machines. Le second, l’éditeur de presse italien Mondadori-Pozzoni, semble plus avantageux pour les salariés. Notamment grâce à la trentaine de titres qu’il diffuse en France — de « Biba » à « Grazia », en passant par « Téléstar », « Science et Vie » ou « Autoplus » —, soit une charge de travail intéressante pour l’imprimerie columérienne, à la recherche de nouveaux contrats. Les dossiers doivent encore être affinés et précisés.

Du côté des syndicats, l’heure est à la résignation. Ils espèrent éviter de nouvelles suppressions d’emplois, alors que les 76 départs volontaires prévus par le PSE n’ont pas encore quitté l’usine et que les rotatives tournent de moins en moins vite, faute de contrat. La mairie, quant à elle, a classé le site en zone industrielle et tertiaire mi-mai, afin d’interdire toute activité commerciale et faciliter la reprise de l’industrie centenaire.

Le Parisien

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