Les salariés d’ACC La Jonchère obtiennent une augmentation

Jeudi 10 juin 2010, par nico // ACC la Jonchère

Depuis plus d’une semaine, ils observaient de courtes périodes de débrayage. Une heure par-ci, une heure par-là, montrant ainsi leur mécontentement devant l’échec des négociations salariales au sein de leur entreprise, ACC La Jonchère, dans le quartier de Bellicart à Compiègne. Mais une solution a été trouvée.

La direction a consenti une augmentation de salaire.

Le délégué CGT Martial Bongard explique : « Nous avons obtenu 1,2% au 1er juillet et 0,8% au 1er septembre. Les négociations ont été difficiles. Nous aurions préféré une augmentation forfaitaire de 50 € pour tout le monde car, là, ce sont les salaires les plus élevés qui vont en profiter. »

Grâce à cet accord, le travail a repris normalement depuis hier dans l’usine, dont une partie œuvre pour l’isolation et l’autre pour l’aéronautique. « Ce n’est pas énorme, mais c’est toujours mieux que rien », résumait hier un salarié d’ACC La Jonchère ». Un autre reprend : « Jusque-là, le patron nous avait dit qu’il n’était pas question d’augmentation car cela permettait de maintenir l’emploi. Mais, finalement, il a cédé tout de même. »

Ce n’est pas pour autant le bonheur parfait au sein de l’entreprise, qui vient de connaître plusieurs périodes de gros temps. Huit licenciements en août 2009, huit de plus en décembre de la même année, puis encore neuf qui viennent d’être licenciés au 1er juin. Les « survivants » espèrent qu’il n’y aura pas d’autres charrettes de condamnés et que la reprise de l’activité annoncée par la direction pour les mois à venir sera réelle. Son but est de revenir au niveau de 2007 et 2008, où l’activité d’ACC La Jonchère était devenue si forte que l’entreprise avait embauché de nombreux salariés, et notamment des jeunes. Certains ont été licenciés depuis. Une chose semble sûre : même en cas de reprise, les licenciés ne seraient pas réintégrés au sein de la société.

Les salariés qui étaient au nombre de 180 voici un an, sont aujourd’hui 140. Et par le jeu des départs volontaires et des départs en retraite non compensés par des embauches, ils ne seront bientôt plus que 130.
Dernier souci, la période de chômage partiel qui devait prendre fin en juin pourrait être prolongée jusqu’en septembre.

Le Parisien

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