a&o France en redressement judicaire : 233 salariés licenciés au mois de Juin 2010

Mercredi 2 juin 2010, par cclpv // A&O

La crise fait des ravages dans tous les secteurs d’activités. Celui de l’informatique de proximité n’est pas épargné. L’entreprise a&o France SAS, leader dans le domaine, licenciera 233 salariés au cours du mois de juin 2010. a &o France SAS est en redressement judiciaire depuis le mois de mars 2010.

En plus de la crise mondiale et de ces répercussions sur l’activité humaine, d’autres causes sont également à l’origine du dépôt de bilan : une gestion d’entreprise et de groupe calamiteuse, la concurrence, les prix du marché de plus en plus bas, un personnel de moins en moins bien adaptés aux contraintes contractuelles...

Ce PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) ne sera probablement pas le dernier. Par effet domino et par peur du devenir de a&o France SAS, certains clients risquent de résilier dans les prochaines semaines le contrat qui les lient à l’entreprise. Malheureusement d’autres vagues de licenciements sont à prévoir.


Qui est a&o France SAS ?

L’entreprise de service informatique de proximité a&o France SAS dont le siège social est à Vélizy possède deux établissements d’envergure près de Lyon et à Aix les Milles (Bouches-du Rhône), et 56 locaux dispatchés sur tout le
territoire national, DOM TOM compris.
a&o France SAS emploie un peu moins de 800 salariés.

Un peu d’histoire

Avant d’être racheté par Mikaël Muller, a&o France SAS se nommée EDS GFS France SAS propriété du géant américain EDS (racheté depuis par HP). L’entreprise EDS GFS France SAS est née de la fusion de deux entités LFM et Memorex. LFM a été créée par la Française des Jeux en 1978. L’entreprise Memorex France est née en 1965.
En 2006, EDS GFS France SAS absorbe la partie TFS d’EDS soit environ 150 salariés (eux aussi victimes du fameux triptyque
« Achat-Saucissonnage-Revente »).

Comment en est-on venu là ?

L’entreprise a&o France SAS fait partie du groupe a&o Europe qui a été vendu par EDS en 2006 à un investisseur allemand, Michael Müller. Ce dernier ne pouvant faire face, tout seul, aux difficultés de gestion d’un groupe de 3000 salariés, l’a vendu en 2008 à un groupe d’Investisseurs privés nommé « ORLANDO Management » d’origine allemande. ORLANDO Management (dont certains de leurs intérêts se trouvent au Luxembourg) investit sur des entreprises en difficultés économique parce qu’elle ne coute pas chère, et espère les revendre, quelques années plus tard, en réalisant une plusvalue.
La politique de gestion d’ORLANDO Management n’a jamais permis aux filiales du groupe de sortir la tête de l’eau car, paradoxalement, ORLANDO Management n’investit aucun (ou très peu) argent en leur sein. Ce qui explique la faillite, la même année, de la filiale a&o Allemagne.

Les conséquences

233 salariés soit 30 % de l’effectif seront mis à la porte.
C’est bien connu, ce sont toujours les mêmes qui trinquent ! Mais, après tout, si leur business se porte bien, pourquoi se plaindre ?!
Sans écarter la possibilité d’un second PSE, selon le périmètre qui sera reconduit ou non par la STIME d’ici la fin du mois de juin : stock/intégration, MCO, Imac/déploiements…

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3 Messages

  • a&o France en redressement judicaire : 233 salariés licenciés au mois de Juin 2010 17 février 2011 15:35, par un des 3xx d’a&o licencié

    Bonjour,

    Le desastre continue un nouveau PSE est fait + de 60 personnes et tres surement une derniere vague avant une future cession au detriment de tous ces salariés qui ne beneficieront pas de leurs droits et encore des financiers et des patrons qui eux en profitent.
    Cordialement un des 3xx

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    • Voilà la cession, avec en vue, de nouveaux licenciements et 3 propositions de reprise :
      1- Verdoso industries (le chouchou) où là on licencie et on retrouve le directeur actuel, en gros on prend les mêmes et on recommence mais en version light. On licencie des techniciens, on garde les cadres. Si ça continue, on deviendra la seule société de maintenance sans technicien.

      2- Solution 30 : pas de licenciement sauf pour les chef de région. (enfin quelqu’un qui se rend compte que ça ne sert pas à grand chose !) mais là aussi on n’est pas dépaysé, on retrouve un ancien directeur

      3- Phoenix retail : "alors eux, ils n’ont rien compris" disent les cadres : ben oui, eux ils licencient aussi, mais commencent par virer tous les cadres. Evidemment cette solution ne peut pas être retenue, nos cadres bien confortablement installés, qui ont juste conduit la société à la liquidation ne peuvent pas être virés les pôves ! c’est pâ juste !

      Juste pour rire : "allez Phoenix !"

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  • Contre toute logique, ce Mardi 5 Avril, le tribunal a choisi la solution Verdoso avec a la clé un nouveau PSE concernant 66 salariés.

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