ACC la Jonchère licencie encore

Jeudi 13 mai 2010, par nico // ACC la Jonchère

Troisième charrette en neuf mois. Une nouvelle vague de licenciements vient d’être décidée par la direction d’ACC la Jonchère, usine installée historiquement dans le quartier Bellicart de Compiègne. Après huit licenciements en août 2009 et huit autres en décembre, voilà que neuf salariés s’apprêtent à quitter l’entreprise à dater du 1er juin.
« Compte tenu de ces licenciements, des départs volontaires et des départs à la retraite non compensés, notre effectif devrait passer de 180 en mai 2009, à 130 dans les mois à venir », s’inquiètent Martial Bongard, délégué CGT, et Roger Guyard, secrétaire du CE.

Aucune grève, ni débrayage

Pour autant, aucun mouvement de grève, ni même de débrayage, n’a été envisagé par le personnel. Cette entreprise a une double activité : chez ACC, on fabrique des machines pour l’isolation, à la Jonchère, on produit de la tuyauterie pour l’industrie aéronautique. Mais les deux départements sont réunis au sein de la même usine, avec un seul et même comité d’établissement.
« La direction invoque la baisse du chiffre d’affaires. Le patron nous assure que, grâce à ces licenciements, il sera possible d’endiguer la vague de chômage partiel qui nous frappe depuis le début de la crise, et qui devrait durer au moins jusqu’à la fin juin », explique Martial Bongard. Pourtant, la direction laisse entendre que « les prochains mois seront meilleurs », et qu’« une reprise d’activité est prévue », afin « de relancer la courbe verticale comme dans les années 2007 et 2008, où l’entreprise a réalisé ses meilleures performances, avant que survienne la crise ». Mais pour autant elle n’envisage pas de procéder à de nouvelles embauches, même si ACC la Jonchère se porte mieux.
Une fois de plus, les salariés constatent que leur direction procède à des vagues de moins de dix licenciements, « ceci afin d’éviter de passer par la procédure du plan social ». Afin d’adoucir sa décision, elle a fait appel aux salariés qui désiraient quitter l’entreprise de leur plein gré. Trois d’entre eux ont ainsi répondu à cette démarche, basée sur le volontariat.

Le Parisien le 13/05/2010

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