Meulan : la patronne de Vigimark toujours séquestrée

Vendredi 14 mai 2010, par nico // Vigimark surveillance

Valérie Figiel a passé la nuit dans son bureau. La directrice générale de Vigimark Surveillance, société prochainement liquidée, à Meulan (Yvelines), est retenue depuis mercredi soir par une vingtaine d’employés, qui occupent les locaux afin d’obtenir des indemnités.

Jeudi matin, les salariés ont été reçus à Mantes-la-Jolie par le sous-préfet, Thierry Hegay, tandis que le maire de Meulan était attendu sur le site pour s’informer de la situation. Au côté de la directrice, le directeur général délégué, Olivier Duchesne, est resté sur place cette nuit de son plein gré.

A l’issue de la réunion à la sous-préfecture, la CFDT a indiqué que le sous-préfet s’est « engagé à contacter l’administrateur judiciaire et le liquidateur pour obtenir notamment la garantie de paiement des salaires et, pour les salariés transférés, des soldes de tout compte ».

« L’action se poursuit jusqu’à la tenue d’une réunion avec l’administrateur et le liquidateur, probablement vendredi après-midi, et jusqu’à ce qu’on trouve un terrain d’entente », a-t-on ajouté à la CFDT.

Vigimark Surveillance, qui avait perdu en 2009 des marchés de la SNCF du fait de l’emploi de maîtres-chiens sans papiers, sera liquidée le 20 mai. « 180 personnes risquent d’être licenciées avec le minimum d’indemnités. Les salariés repris par d’autres prestataires vont avoir des baisses de salaires. Tout ça, la direction n’en a rien à faire », déclarait mercredi un délégué, qui ajoutait : « Nous ne bougerons pas tant qu’on n’aura pas obtenu ce qu’on veut ».

« Je suis séquestrée par des gens qui réclament des indemnités complémentaires, alors que notre passif atteint presque 18M€ », répond la directrice générale de Vigimark, que Le Parisien a pu rencontrer dans son bureau, mercredi soir, vers 21h30. Valérie Figel rappelle que l’avenir de la société est désormais entre les mains de l’administrateur et du liquidateur.

le Parisien le 13/05/2010


La patronne de Vigimark Surveillance libérée

La patronne de Vigimark Surveillance, société située à Meulan (Yvelines) qui devrait être prochainement liquidée, a été libérée jeudi en début de soirée par les salariés qui la retenaient depuis la veille, a-t-on appris auprès des syndicats.

Séquestrant la directrice depuis mercredi après-midi, les salariés ont décidé de libérer vers 20H45 Valérie Figiel, ainsi que le directeur général délégué, Olivier Duchesne, qui avait décidé de son plein gré de rester avec elle dans les bureaux mercredi soir. Leur geste fait suite à une nouvelle rencontre tenue en fin de journée entre les représentants syndicaux et le sous-préfet de Mantes-la-Jolie.

Contactée par l’AFP, Mme Figiel, éprouvée, a déclaré à l’AFP qu’elle avait les "idées confuses" et qu’il lui fallait "prendre un peu de recul après être restée plus de 24 heures enfermée, sans savoir ce qui se passe".

M. Duchesne a pour sa part estimé sur I-Télé que le "mode d’action des salariés peut être compréhensible" et qu’il est "toujours très difficile de vivre une expérience comme celle-ci".

"Les salariés ont des revendications que nous avons entendues mais en l’état actuel des choses, l’entreprise étant en liquidation, nous ne pouvons plus prendre des décisions qui engagent l’entreprise sans l’accord de l’administrateur et du liquidateur", a-t-il ajouté.

Une nouvelle réunion est prévue lundi avec l’administrateur judiciaire, le liquidateur, le sous-préfet et un représentant de l’inspection du travail, selon la CFDT.

"La CFDT a donné comme mot d’ordre de libérer la directrice et de poursuivre la mobilisation lundi", a dit à l’AFP un délégué. En cas d’échec, "on repartira dans le conflit", a-t-il précisé. "D’autres actions seront prévues si rien ne ressort de la réunion lundi", a aussi dit à l’AFP un représentant de FO.

La CFDT avait annoncé mercredi qu’une vingtaine de salariés s’étaient rendus en début d’après-midi au siège de la société "pour faire pression".

"Cent quatre-vingts personnes risquent d’être licenciées avec le minimum d’indemnités. Les salariés repris par d’autres prestataires vont avoir des baisses de salaires. Tout ça, la direction n’en a rien à faire", avait alors déclaré à l’AFP un délégué.

Les syndicats CGT, CFDT, UNSA et FO réclament notamment une indemnité de départ de 1.000 euros par année d’ancienneté.

"L’entreprise n’a aucun moyen financier étant donné que nous sommes en liquidation", avait fait valoir mercredi soir Mme Figiel.

Vigimark Surveillance, qui avait perdu en 2009 des marchés de la SNCF du fait de l’emploi de maîtres-chiens sans papiers, doit être liquidée le 20 mai.

AFP le 14/05/2010

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