PROMA : un déplacement chez PSA et LEAR qui redonne un peu d’espoir !

Mardi 11 mai 2010, par cclpv // Proma

A l’heure de boucler leur deuxième mois d’occupation de leur usine, une trentaine de salariés de Proma s’est rendue lundi en car (financé par le sénateur Jean-Pierre Sueur) sur le site du constructeur PSA à Poissy et sur celui de l’équipementier américain Lear à Vélizy, le principal donneur d’ordres de l’usine giennoise.

Corinne Guérineau et Sylvie Geerts pour la CDFT et Jean-Joseph Galéa pour FO, accompagnés respectivement par un représentant local de leur syndicat ont été reçus par quatre dirigeants du pôle achat de chez PSA. Les déléguées CFDT leur ont rappelé que l’Etat avait déboursé trois milliards pour le groupe français alors que PSA ne respectait pas les modalités de ce prêt notamment envers l’emploi et les sous-traitants. « Nous réclamons moins de 1 pour 1000 des 3 milliards que PSA a touché » leur ont souligné les représentantes de la CFDT en rappelant la demande d’indemnités supra-légales de 32 000 € par licencié.

« Ils nous ont affirmé ne pas connaître Proma Gien puisque traitant directement avec LEAR » confie Sylvie Geerts. Mais l’entretien aura permis d’obtenir la promesse que PSA fasse pression sur l’équipementier Lear et également sur le groupe Proma avec lequel PSA travaille sur d’autres modèles. « Ils nous ont promis de faire évoluer la situation » confie Sylvie Geerts.

Le bus des salariés de Proma a pris ensuite la direction de Vélizy où le directeur des ressources humaines et un des responsables du service achats ont reçu les délégués syndicaux. « Nous leur avons rappelé leur responsabilité morale notamment avec le non-respect des volumes promis » rappelle Sylvie Geerts. Les licenciés giennois ont alors appris que LEAR avait fait une proposition de rachat du stock de pièces (estimé à 340 000 €) qui serait abondée « d’une somme substantielle dans le cadre de l’accord de septembre 2008 à la condition que la plainte de Proma France contre Lear pour non-respect des volumes soit retirée » !

« Cette lettre a été envoyée en recommandé début mai au liquidateur Me Jousset » explique Sylvie Geerts, étonnée tout comme Corinne Guérineau que le liquidateur ne leur en ait pas parlé, surtout qu’ils se sont vus récemment !
« Notre prochaine étape désormais, c’est le liquidateur » assure Sylvie Geerts qui entend bien également positionner la demande financière de ses collègues auprès du liquidateur « comme des créanciers privilégiés, avant même l’Etat » comme leur ont conseillé les dirigeants de Lear.

« Ces deux rencontres ont permis de nous éclairer sur certains points » résume Sylvie Geerts qui a eu la preuve « que les négociations ne sont pas fermées ».

Autant dire que sur le chemin du retour dans l’après-midi, les salariés de Proma avaient repris un peu d’espoir de voir aboutir leur requête à la veille d’attaquer leur troisième mois d’occupation de leur usine qui a débuté le jeudi 11 mars.

Le Journal de Gien 11/05/2010


Les salariés de Proma manifestent chez Peugeot

Une cinquantaine de salariés de l’entreprise Proma, un sous-traitant de Peugeot spécialisé dans la fabrication d’armatures de sièges de voiture, ont manifesté devant le siège social du constructeur à l’appel des syndicats FO et CFDT. Venus de Gien (Loiret) où est implantée leur usine, ils ont réclamé des comptes.

Les 83 employés du site sont licenciés en raison de la liquidation judiciaire de cet équipementier. « Le groupe PSA est un donneur d’ordres », insiste Sylvie Geerts de la CFDT. L’arrêt de la production du monospace 1007 en octobre 2009, qui était produit à Poissy, est entre autres à l’origine de la cessation d’activité de Proma. « D’après un accord signé en septembre 2008, les emplois étaient garantis jusqu’en décembre 2010, raconte la déléguée syndicale. En cas de non-respect, il était dit que chaque salarié percevrait une indemnité de 32000 €. Or, ce montant ne nous est pas versé. » Une délégation de salariés en colère a été reçue par la direction de Peugeot.

Le Parisien 11/05/2010


Rennes. Des licenciés d’un sous-traitant de PSA manifestent

Ils sont venus du Loiret (Orléans) pour manifester leur mécontentement devant le site de la Janais. 40 des 83 salariés licenciés de l’entreprise Proma basée à Gien ont voulu crier leur colère. Leur entreprise sous-traitante de rang 2 a été mise en liquidation judiciaire le 11 mars dernier. Celle-ci livrait des armatures de sièges à la société Lear qui les transmettaient ensuite à PSA. « Quand on est sous-traitant de sous-traitant, on n’est pas entendu. Pourtant, les pièces arrivent bien chez PSA », se désespère Sylvie Geerts, déléguée CFDT. Pour se faire entendre, les manifestants ont lancé et cassé des pièces devant le site dans un brouhaha de ferrailles. La direction n’a pas accepté de les recevoir. Dans l’après-midi, ils devaient se rendre à Guipry sur le site de l’usine Lear.

Ouest France 15/04/2010

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Pour se faire entendre, les manifestants ont lancé et cassé des pièces devant l’usine PSA

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