Fermeture "temporaire" de l’usine de l’équipementier PTPM d’Aÿ dans la Marne

Mercredi 5 mai 2010, par nico // PTPM

La direction du fabricant de tissus pour automobiles PTPM a décidé mercredi de fermer "temporairement" le site d’Aÿ (Marne) pour raisons de "sécurité", une semaine après la séquestration de trois dirigeants par des salariés pendant plus de 24 heures, selon des sources concordantes.

Selon Tony Duterne, élu CGT au comité d’entreprise, les salariés craignent que cette fermeture soit en réalité définitive, ce que le direction a démenti à l’AFP.

La fermeture définitive du site avait été annoncée il y a un an, mais sans date précise.

Dans une note affichée sur le site, dont l’AFP a eu copie, la direction justifie cette fermeture temporaire, qui prend effet à partir de jeudi matin, par la "grève illicite déclenchée par une minorité de salariés" le 26 avril, et rappelle que trois membres de la direction ont été "séquestrés".

Estimant à 100.000 euros le préjudice lié aux stocks brûlés par les grévistes, la direction suspend l’activité et les contrats de travail des salariés, dont la rémunération est toutefois maintenue.

La suspension des contrats est une conséquence juridique de cette fermeture "temporaire" afin que les salariés soient autorisés à ne pas venir sur le site, et que la direction ne se voit pas reprocher le fait de ne pas leur fournir de travail, selon une porte-parole de la direction.

Lundi, représentants des salariés et direction se sont réunis à la sous-préfecture d’Epernay pour négocier au sujet de la ré-industrialisation du site, sans aboutir. Les salariés veulent que le foncier soit cédé à un prix attractif pour faciliter la reprise d’une activité.

Trèves avait annoncé en avril 2009 la fermeture de deux sites du groupe en France, celui d’Aÿ et celui de la Sodimatex, à Crépy-en-Valois (Oise).

Depuis cette annonce, les quelque 130 salariés de PTPM, sous-traitant de PSA, ont multiplié les actions en justice pour faire annuler et suspendre les différentes procédures de licenciement.

Les échos le 05/05/10

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