Saint-Ouen-l’Aumône : 150 emplois menacés chez ABB

Mardi 4 mai 2010, par cclpv // ABB

Le groupe d’ingénierie helvético-suédois ABB, géant de de la robotique automobile, devrait bientôt annoncer un nouveau plan social qui viserait plus de 150 postes dans sa division robotique de l’usine de Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Contactée, la direction n’a pas démenti l’information, annoncée par une source syndicale.

« Un comité central d’entreprise extraordinaire est convoqué pour les 17 et 18 mai au sujet d’un nouveau plan de licenciement qui devrait toucher un peu plus de 150 personnes sur les 285 salariés du site de Saint-Ouen qui ont survécu au dernier plan social », a déclaré Daniel Fallot, délégué CFE-CGC et élu au comité central d’entreprise (CCE).

« Nous avons aujourd’hui soumis un ordre du jour pour un comité central d’entreprise », a confirmé dans la soirée Marie-Pierre Picard, directrice de la communication, qui souhaite cependant « réserver aux représentants du personnel la primeur des informations ». « L’activité robotique est soumise à une situation structurellement difficile, ce qui était déjà la raison du plan de sauvegarde de l’emploi 2009. En 2009, cette activité a subi une chute de 80% du volume de commandes par rapport à 2008 », a-telle ajouté.

Déjà un plan social l’an dernier

En 2009, ABB avait mis en place un plan de départs volontaires visant 459 emplois dans plusieurs usines du groupe, dont Saint-Ouen-l’Aumône. Des salariés avaient alors manifesté devant le siège suisse, à Zurich pour protester contre la suppression de 277 emplois sur leur site. Selon le délégué CFE-CGC, une réunion d’information a eu lieu lundi sur le site du Val-d’Oise. La direction, qui n’a pas donné de détails dans l’attente du CCE, a indiqué qu’un nouveau plan social était « la seule solution face à la baisse d’activité ».

Fin mars, la CFE-CGC s’était déjà inquiétée de la question des effectifs en pointant des « résultats catastrophiques lors des deux premiers mois de 2010 » et le fait que « les dernières consultations dans l’automobile s’étaient soldées par des échecs pour cause de prix trop haut ». « Bientôt, nous ne ferons quasiment plus rien en France », a déploré Daniel Fallot.

La direction du groupe, qui emploie quelque 120 000 personnes dans plus de 100 pays, dont 2 600 en France, avait expliqué fin 2009 que la restructuration était motivée par « l’évolution de la demande des clients et du modèle industriel des principaux acteurs du marché ».

Le Parisien 03/05/2010

Répondre à cet article