La tension monte d’un cran à l’usine Sodimatex de Crépy-en-Valois

Samedi 10 avril 2010, par cclpv // Sodimatex

Négociations suspendus à Sodimatex :

Le 1er avril dernier, les salariés de l’équipementier automobile ont menacé de faire exploser leur usine avec une citerne de gaz si la direction n’accédait pas à leurs revendications.

En cause : les conditions de départ des 92 salariés du site de Crépy-en-Valois, dont la fermeture est programmée depuis 1 an.

Vendredi dernier, les salariés ont suspendu leur menace de faire sauter l’usine. Des négociations entre direction et représentants syndicaux ont pu reprendre mercredi sous la houlette du sous-préfet de Senlis.

Mais ces négociations ont été suspendues vendredi soir. Elles reprendront lundi, indique RTL.

Après 9h de discussion, les syndicats ont claqué la porte des négociations.

Les syndicats ont estimé que "la discussion sur l’obtention d’une prime de licenciement de 21 000€ ne progressait pas".


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RTL : reportage à Sodimatex (10 avril 2010)

Sur Le Post, Patrick Testard, délégué CFDT, à la tête de l’intersyndicale de Sodimatex, explique que "la tension est vive" chez les salariés.

Pourquoi avoir quitté les négociations ?

"Tout se déroulait bien vendredi matin. On avait quasiment obtenu l’accord. Mais quand on a vu le protocole d’accord, ce n’était plus du tout les les primes qu’on demandait. On a donc quitté la sous-préfecture et on a prévenu les salariés."

Comment ont-ils réagi à l’annonce de la suspension des négociations ?

"Les gars ont craqué et je les comprends, ils sont à bout de nerfs. Tout le monde en a ras-le-bol. Ils ont monté des barrages autour de l’usine, il y a eu des débordements sur la voie publique avec des feux. On a donc tout fait pour les calmer."

Aujourd’hui vous attendez quoi de la direction de Sodimatex ?

"Il faut qu’ils arrêtent de nous prendre pour des imbéciles. Plus on se réunit, plus les primes de licenciement baissent. Ils se foutent de nous."

Les négociations doivent reprendre lundi, avez-vous espoir qu’elles aboutissent ?

"Ce sera vraiement la réunion de la dernière chance. Nous n’irons plus aux discussions, c’est notre avocate qui négociera avec la direction car on ne supporte plus leur attitude. Nous irons à la table des négociations uniquement pour signer l’accord."

Ces négociations auront lieu en mairie de Crépy-en-Valois, pourquoi ?

"La sous-préfecture de Senlis est trop loin de l’usine, on n’arrive pas à garder un bon contact avec les gars qui sont sur le site. Donc à la mairie, on sera juste à côté. En cas de clash, il faut qu’on puisse les calmer rapidement. La tension est vive et on a l’impression que la direction veut que Crépy soit en feu."

Lepost.fr 10/04/2010

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