Fret : les cheminots occupent les locaux SNCF d’Hendaye

Samedi 10 avril 2010, par cclpv // Fret

Une nouvelle occupation des locaux n’est pas exclue au Fret SNCF d’Hendaye

Hier matin, le trafic SNCF revenait progressivement à la normale. C’est du moins ce qu’a annoncé la direction, au troisième jour d’une grève reconductible à l’appel de la CGT et Sud-Rail. Pourtant, et au-delà des incertitudes sur les trafics qui risquent de se poursuivre encore quelques jours la CGT ayant appelé jeudi « à poursuivre et amplifier » le mouvement sur l’emploi et les restructurations, la détermination était encore et toujours d’actualité hier au siège de la direction fret SNCF Sud Aquitaine à Hendaye où une centaine de cheminots était mobilisée après une nuit pour le moins agitée.

Rappelons que jeudi, suite à une rencontre jugée infructueuse par les syndicats, les agents du fret Pays Basque ont décidé l’occupation des locaux d’Hendaye où la direction a été retenue une partie de la nuit : « on occupe les locaux jusqu’à ce que la direction nous garantisse, via la signature d’une motion, l’arrêt des suppressions de postes sur le Pays Basque » précisait Peio Dufau de la CGT, avant de rappeler qu’une audience avait initialement été demandée ce même jeudi à la direction Régionale de la SNCF, qui n’a toutefois pas ressenti le besoin de se déplacer.

Pas de sortie de crise

Dans l’incapacité d’assumer une telle responsabilité, la directrice SNCF d’Hendaye a donc été retenue dans les locaux une partie de la nuit. Les agents du fret Pays Basque ayant obtenu, aux alentours de 23 heures, un rendez-vous avec la direction Régionale. Rencontre animée qui a eu lieu hier en début d’après-midi et au terme de laquelle la sortie de crise n’était pas vraiment d’actualité : « pour l’instant, il n’y a aucune porte ouverte. Quant à la motion nous garantissant l’arrêt des suppressions de postes sur le Pays Basque, on s’est gentiment assis dessus » a déclaré Peio Dufau. La poursuite du mouvement a été décidée dans la foulée en Assemblée Générale. Et si l’occupation des locaux est toujours à l’ordre du jour (sans séquestration cette fois), Peio Dufau avoue réfléchir à propager l’initiative aux autres centres de fret de l’Hexagone. Des actions sont en tout cas à prévoir la semaine prochaine.

Rappelons que les agents du fret SNCF Pays Basque, veulent savoir quelle sera la déclinaison locale des 26 % de suppressions de postes annoncés dans le secteur par la direction de la SNCF d’ici la fin de l’année : « la direction ne souhaite communiquer sur aucune déclinaison de ce plan de restructuration. on perd d’ores et déjà 34 postes sur les centres de triage de Bayonne et Hendaye, qui ne sont pas compris dans ces 26 %... tout le monde est inquiet » soulignait jeudi le syndicaliste CGT.

Le Journal du Pays Basque 10/04/2010


Fret : les cheminots occupent les locaux SNCF d’Hendaye

Face au silence de la SNCF sur l’ampleur de la restructuration du Fret en Pays Basque nord, les cheminots de Hendaye occupent les locaux de la direction, jusqu’à l’arrêt des suppressions de postes.

Sans surprise, la restructuration du fret annoncé par la SNCF, et le mouvement de grève depuis mercredi, ont été minimisés par la Direction des ressources Humaines de l’opérateur ferroviaire nationale, tandis que Domnique Bussereau, Secrétaire d’Etat aux transports, a signifié qu’il n’y aurait aucune négociation en temps de grève.

Au poste frontière d’Hendaye (Pays Basque nord), où un rapport officiel établit tout autant une baisse du trafic de près de 50% en 2009 mais également une perte de compétitivité face à son concurrent allemand Deutsche Bahn, l’heure n’est plus à l’inquiétude mais bien à la détermination.

Depuis la veille, les locaux de la direction SNCF sont donc occupés par une centaine de cheminots, qui réclament que toute la lumière soit apportée réellement sur l’ampleur de diminution du nombre de postes envisagée.

Suite à un rendez-vous de négociation demandé par la CGT fret Pays Basque, l’absence de représentants de la direction régionale du groupe a en effet été très mal perçue.

"On occupe les locaux jusqu’à ce que la direction nous garantisse, via la signature d’une motion, l’arrêt des suppressions de postes sur le Pays Basque", déclare au Journal du Pays Basque Peio Dufau, délégué CGT.

Avec 34 postes déjà officiellement menacés à Hendaye, la détérioration du service aux clients, notamment via l’abandon du wagon isolé dont la SNCF ne défend plus la "pertinence", ne manquera pas de tirer le fret vers une pente dangereuse, voire fatale, que ces cheminots refusent de voir comme seul avenir.

eitb.com 09/04/2010

Répondre à cet article