Philips Dreux : Continuons la lutte !

Lundi 22 mars 2010, par cclpv // Philips EGP

Si nous n’étions pas revenus devant le site lundi 15 février malgré les lettres recommandées reçues pendant le week-end, si nous n’avions pas fait annuler le lockout au tribunal des référés de Chartres le 19 février, nous serions déjà dehors.

C’est la preuve que la lutte paye et que notre stratégie donne des résultats !

La CGT ne s’oppose pas à ceux qui veulent partir
Mais ceux qui veulent partir ne doivent pas empêcher la lutte de ceux qui veulent conserver leur emploi

Jusqu’à présent, les syndicats CGT Philips EGP Dreux et l’Union Locale FO, ont agi de concert pour l’intérêt des travailleurs. Cette unité a permis une victoire historique face à l’attitude scandaleuse du groupe Philips quand celui-ci a imposé son lock-out.

La semaine dernière, la section FO syndicale du site a rompu l’unité en provocant un vote des salariés dans la précipitation et à l’insu des délégués CGT Philips.
Les deux questions soumises au vote opposaient la question fondamentale du retrait du PSE à l’obtention d’indemnités financières.

La CGT ne saurait choisir entre ces deux questions car elle estime que ces deux principes ne sont pas opposables.
En laissant les salariés se prononcer en faveur de l’obtention d’indemnités financières sans agir sur le fondement juridique du PSE, la section syndicale FO a pris le risque d’affaiblir la position de salariés pour faire respecter leurs droits devant la justice.

La CGT n’accompagne pas les licenciements et condamne ces agissements qui ne font que nuire à la lutte des travailleurs.

Une direction revancharde

La direction a fait appel de la décision du référé de Chartres du 19 février qui l’empêche de fermer le site. C’est un coup de bluff car elle ne dispose pas d’éléments nouveaux susceptibles de modifier la décision du tribunal.
La CGT demande au contraire le maintien et l’application de cette décision qui protège les intérêts des travailleurs.

Nous ne devons pas hésiter non plus à mener d’autres actions en justice pour nous faire entendre.

Les chiffres du chômage ne cessent d’augmenter. La prime de licenciement ne peut remplacer à long terme un vrai travail, c’est-à-dire un travail qui ne soit ni précaire ni sous-payé.
En fait, beaucoup de salariés se résignent au licenciement faute d’une autre perspective.

C’est pourquoi il faut maintenir une activité industrielle à Dreux pour tous les salariés qui le souhaitent, et dans l’intérêt général (emplois induits, sous-traitants, commerce…).

La CGT propose aux salariés, aux autres syndicats et à tous les militants syndicaux qui le souhaitent de continuer le combat pour la défense de nos emplois et pour faire annuler la décision de fermeture du site de Dreux.

CGT Phiips EGP Dreux le 22 mars 2010


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article de la République du Centre du 20/21 mars 2010

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article de l’Echo Républicain du samedi 20 mars 2010

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