Hôpital Charles Foix : le député-maire retenu par le personnel

Samedi 20 mars 2010, par cclpv // Hôpitaux

Jeudi 18 mars, le député-maire Pierre Gosnat et la directrice de l’hôpital Charles Foix, Véronique Desjardins, ont été retenus au sein de l’établissement par plus de trois cents salariés, afin de dénoncer la "fusion" entre Charles Foix et la Pitié-Salpétrière.

Hôpital Charles Foix, jeudi 18 mars, 10h. Plus de trois cents salariés ont interrompu la commission de surveillance, sorte de conseil d’administration de l’établissement. Durant plus de six heures, ils ont « retenu » les membres de cette instance : la directrice de l’hôpital, des élus locaux, des médecins, des représentants des familles de patients…

« Nous voulons que le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Benoît Leclerc, arrête son plan de restructuration, on ne veut pas fusionner avec la Pitié-Salpétrière, affirme Jacky Maillet, délégué CGT à l’hôpital.Cette décision entraînerait la suppression de plus de 400 lits au lieu de 900 lits actuels, puis à terme la fermeture totale de Charles Foix. »

Le député-maire Pierre Gosnat, et les conseillers généraux Chantal Bourvic et Pascal Savoldelli ont exprimé leur soutien aux personnels mobilisés. « Les décisions concernant l’hôpital sont prises dans la plus grande opacité, a expliqué le député-maire. On assiste actuellement à un mouvement massif de privatisation de la santé alors que les besoins en gériatrie sont en pleine expansion du fait de l’allongement de la vie. »

Interrogée par les salariés sur l’avenir de l’hôpital Charles Foix, Véronique Desjardins, la directrice, n’a pas souhaité s’exprimer. Elle a juste indiqué que les réponses seraient apportées par le directeur général de l’AP-HP.
« On est très mobilisé, a ajouté Nolwenn Cotel, aide-soignante. Nous sommes déjà en sous-effectif. Il rare que nous arrivions à respecter la norme d’un soignant pour sept patients. La restructuration aggraverait encore la situation. »

Après plus de six heures de séquestration non-violente, et de coups de fil répétés à l’AP-HP, le personnel mobilisé a obtenu un rendez-vous avec le directeur général de l’AP-HP lundi. La décision a été prise de libérer les membres de la commission. La suite, donc, lundi 22 mars.

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